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Le Temps soustrait la Vérité aux atteintes de l'Envie et de la Discorde
Nicolas POUSSIN

Le Temps soustrait la Vérité aux atteintes de l'Envie et de la Discorde, peint par Nicolas POUSSIN pour le duc de Richelieu.



Le Temps soustrait la Vérité aux attaques de l'Envie et de la Discorde, exécuté à Paris en 1641 pour Richelieu et destiné à décorer un plafond.

Nicolas Poussin a admirablement illustré le centre du Cercle. C'est l'endroit où, encore et toujours aujourd'hui, "Le Temps (*) soustrait la Vérité aux atteintes de l'Envie et de la Discorde". Dans ce tableau, le Temps enlève ainsi peu à peu la Vérité aux yeux des hommes.

La Vérité est bien située au centre du cercle de pierres, et son origine celtique ne fait aucun doute, comme l'atteste le chérubin portant dans une main un cercle, et dans l'autre une serpe. La Serpe brandie permettra-t-elle de couper enfin le gui sacré, et de s'engager ainsi sur le chemin de la guérison ?



Le Cromleck de Rennes les Bains

Nous retrouvons le thème de "La Vraie Langue Celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains" de l'abbé BOUDET.

"La Vraie Langue Celtique"
"Le Cromleck de Rennes les Bains"
Abbé Boudet _ 1886



Galilée veut dire "cercle de pierres" ...

Galilée se dit Galil en hébreux. Le sens de ce nom est très ancien et provient du début de la conquête de Canaan par Josué et peut-être même bien avant puisque cette région était déjà urbanisée dès les couches les plus anciennes de la civilisation cananéenne. Galil vient d’une racine hébraïque qui signifie "rouler". Il désignerait un "cercle" probablement un "cercle de pierres" comme dans le mot Gilgal (mot de même racine que Galilée).

Carte "Rennes Celtique"
Abbé Boudet _ 1886

Carte "Rennes Celtique" (couleur)
Le centre du cromleck de Rennes-les-Bains





LE SCEAU DE POUSSIN : "TENET CONFIDENTIAM"

Sceau de Poussin



Nicolas Poussin a quitté la France en 1624 pour trouver la gloire et mourir à Rome.

1656 : Nicolas Fouquet recoit de son frère qui est à Rome une mystérieuse lettre lui indiquant la possibilité de devenir immensément riche grace à un secret que détient Poussin

"Rome, le 17 avril 1656,
J'ai rendu à Monsieur Poussin la lettre que vous luy faites l'honneur de lui escrire ; il en a témoigné toute la joie imaginable. Vous ne sauriez croire, Monsieur, ni les peines qu'il prend pour vostre service, ni l'affection avec laquelle il les prend, ni le mérite et la probité qu'il apporte en toutes choses. Luy et moi, nous avons projeté certaines choses dont je pourrai vous entretenir à fond dans peu, qui vous donneront par Monsieur Poussin des avantages que les Roys auraient grand peine à tirer de lui, et qu'après lui peut-être personne au monde ne recouvrera jamais dans les siècles advenir ; et, ce qui plus est, cela serait sans beaucoup de dépenses et pourrait même tourner à profit, et ce sont choses si fort à rechercher que quoi que ce soit sur la terre maintenant ne peut avoir une meilleure fortune ni peut être égasle. »

Le 5 septembre 1661, le surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet, est arrêté par d'Artagnan et ses mousquetaires. Le roi s'était senti humilié par le luxe tapageur de son ministre et donna peu après l'ordre d'arrêter Fouquet que Colbert accusa de malversation dans les caisses du Roi.

Toujours est-il que Louis XIV charge ses agents de lui ramener la célèbre toile de Poussin "Les bergers d'Arcadie". Il entre en possession du tableau en 1685 et l'enferme dans ses appartements secrets, et découvre l'inscription sur le tableau "Et in arcadia ego" si incompréhensible aux profanes.

Ce tableau a appartenu au Chevalier d’Avice et Louis XIV l’a acheté, avec d’autres tableaux de Poussin, en 1685 au marchand Hérault.
D'abord connue comme "allégorie" traitant de la "Félicité sujette à la mort", cette toile apparaît sous la dénomination de "Pasteurs d'Arcadie" dans les Comptes des bâtiments du Roi.

Nicolas Fouquet s'est bâti entre 1651 et 1661, une colossale fortune qui a fait de lui à la mort de Mazarin en 1661, l'homme le plus riche de France. À la mort de son père, Nicolas Fouquet hérite d'une fortune de 800 000 livres. En 1653, ses actifs étaient de 2 millions de livres et en 1661, ils sont de 19,5 millions de livres. Son revenu annuel de surintendant est de 150 000 livres.

Mais d'où tenait-il cette fortune qui lui permit de construire le magnifique Château de Vaux-le-Vicomte ? Nicolas Fouquet évoqua-t-il la piste d'un trésor pour sa soudaine fortune ainsi que le tableau de Poussin ?

Les Bergers d'Arcadie_1640





François Fouquet, né à Paris le 26 juillet 1611 et mort à Alençon le 19 octobre 1673, est un prélat français, frère du surintendant Nicolas Fouquet, disciple de saint Vincent de Paul. Le 17 décembre 1656, il fut nommé coadjuteur de Claude de Rebé, archevêque de Narbonne avec promesse de succession. Il céda l'évêché d'Agde à son frère Louis qui, pour question d'âge ne fut sacré qu'en 1659. François Fouquet succéda à Claude de Rebé à la mort de celui-ci le 17 mars 1659, et prit ainsi la présidence des États de Languedoc. Il avait projeté d'établir un séminaire à Limoux, ainsi qu'une maison de missionnaires pour le Bas-Razès à Notre-Dame de Marceille qu'il confia aux Doctrinaires.

Le sous-sol de Notre-Dame de Marceille abritre deux cryptes. Une première crypte se trouve sous l'église et l'autre crypte est située dans un bois en direction de l'Aude (43°04’04"N - 02°13’29"E).

Un trésor immense fut fortuitement trouvé en 1645 (légende du berger Paris) dans la région des 2 Rennes : Rennes-le-Château et Rennes-les-Bains. Cette première cache se situe à peu de distance de Rennes-les-Bains mais pas sur cette commune. Mgr Nicolas PAVILLON (*) en fit extraire une grande part et en devint le gardien, la deuxième cache se situant alors dans une crypte secrète sous N-D de Marceille.

Notre_Dame de Marceille (près Limoux), sanctuaire de Dieu

Enfin, comme Monsieur Vincent, il fit partie de la compagnie du Saint-Sacrement.

Saint Vincent de Paul et la Compagnie du Saint-Sacrement

Enveloppé dans la disgrâce du son frère le surintendant, il fut exilé à Alençon en 1661.



Méduse et Gorgones

Nicolas Poussin a peint une Méduse empêtrée dans ses contradictions, et tenant en main la Pomme de la Discorde.
A moins qu'il ne s'agisse d'une référence aux Nagas, créatures serpentines de la mythologie hindoue. Les femelles Nagas ont un nid de serpents à la place de leur chevelure. Elles peuvent voir à travers les yeux de ces serpents aussi bien qu’avec les leurs, ce qui leurs confèrent une conscience aiguisée de ce qui les entoure.

Les trois Gorgones symbolisent en fait nos propres perversions présentées sous forme de déformations monstrueuses. Euryale est ainsi symbôle de perversion "sexuelle", Sthéno de perversion "sociale", et Méduse de perversion "spirituelle". Cette dernière perversion se traduisait notamment par le reflet de notre propre image qu'elle nous renvoyait de plein fouet, dévoilant nos propres "serpents", à savoir notre culpabilité personnelle, ou la difficile reconnaissance de nos fautes, pouvant se pervertir en exaspération maladive ou en examen de conscience "paralysant".

Selon une thèse universitaire de 1990, la victoire de Persée sur la gorgone Méduse serait un mythe solaire cosmologique où un génie solaire met fin au règne de l’hiver. Les gorgones sont liées au monde noir d'Ouranos et résident à l’extrême occident où le soleil disparaît chaque jour. Le pouvoir pétrifiant du regard de Méduse est celui du gel. En décapitant Méduse, Persée anéantit une force hivernale et permet la libération des forces solaires, les jumeaux divins Pégase et Chrysaor. Tous deux incarnent la vie solaire jaillissant de la mort hivernale et Pégase est sur de nombreux points une incarnation du soleil.

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(*) Temps
Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.
La mesure du temps a évolué à travers les âges et cela ne fut pas sans conséquence sur l’idée que les hommes en eurent au fil de l’histoire.
Étymologie
Le mot temps provient du latin tempus, de la même racine que grec temnein, couper, qui fait référence à une division du flot du temps en éléments finis. temples (templum) dérive également de cette racine et en est la correspondance spatiale (le templum initial est la division de l’espace du ciel ou du sol en secteurs par les augures). Enfin, « atome » (insécable) dérive également de la même racine.
Le Chronos est un concept qui, adjoint à l’Aiôn et au Kairos, permet de définir le temps. Ces concepts sont apparus chez les Grecs. Le Chronos est le tout du temps, relatif au présent :« Hier était le jour précédent et demain sera le jour suivant parce que je suis aujourd’hui. ».
Il est un point mouvant sur la flèche du temps qui définit les infinis à ses deux bornes.
La notion de temps est un corollaire de la notion de mouvement : le mouvement se fait dans la durée et si le temps venait à s’arrêter plus rien ne bougerait.
La simultanéité (ou synchronie) permet d’exprimer l’idée qu’à un même moment, des événements en nombre peut-être infini se déroulent conjointement, a priori sans aucun rapport les uns avec les autres. En corrélation se trouve la notion de succession, ou diachronie, (et par-là, l’antériorité et la postériorité) : si deux événements ne sont pas simultanés, c’est que l’un a lieu après l’autre.
Il semble que le temps puisse être considéré sous deux aspects :
- l’aspect cyclique : cycle des jours, des saisons, de la vie…

Les Quatre Saisons _ Le printemps ou le paradis terrestre

Les Quatre Saisons _ L'été ou Ruth et Booz

Les Quatre Saisons _ L'automne ou la grappe de la terre promise

Les Quatre Saisons _ L'hiver ou le Déluge



- l’aspect linéaire : évolution, transformation irréversible, passage de la naissance à la mort…
La régularité de certains événements a permis d’établir très tôt une référence de durée (calendrier, horloge…) et donc de quantifier le temps : « quantifier le temps », c’est lui associer un nombre et une unité, en effectuer une mesure.
Le temps est souvent représenté de façon linéaire (frises chronologiques).
Cependant, des représentations en spirales, voire en cercles (le temps est un éternel recommencement) peuvent être trouvées marquant ici l'aspect cyclique et répétitif de l'histoire des hommes.