Implantations templières dans le Var

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Tour des Templiers à Hyères



Implantations templières dans le Var

°BRAS (83/Var, cant. de Barjols) 83149
Au nord de l'axe Saint-Maximin-la-Ste Beaume à Brignoles par Le Val. Bras est un charmant village entouré de vallons de bois de chêne et de pins. Ces paysages magnifiques et typiques de l'arrière pays Varois enchanteront vos promenades. La faune des collines fait le bonheur des chasseurs en hiver (perdreaux, lapins, sangliers). Il paraît que depuis quelques années on peut y rencontrer des biches et des cerfs. Un peu partout des spéléologues exploitent grottes et garagaïs, les pêcheurs se retrouvent près de l'Argens ou du Cauron pour les truites. Les amateurs d'histoire s'intéresseront à la Chapelle des Templiers, dédiée à St Pierre, qui témoigne aujourd'hui de l'époque où était installée la Commanderie de l'Ordre au XIIème. La Maison du Temple de Bras, située au Quartier de l'Hôpital apparaît officiellement dans les actes le 2 août 1220. Le nom de son précepteur G. Pelliparius en 1221 nous est connu. Ne manquez pas la cascade du Tombereau située à 3 Km du village en suivant la berge de l'Argens. Superbe !

°CARCES (83/Var) 83570
Près de Carcès, situé en pleine nature, dans un superbe cadre de vigne et de pinède, le Jas de la Rimade est un ancienne ferme templière du XIIIème siècle, isolée, jadis rattachée à la Commanderie de °Montfort-sur-Argens. Restauré dans le respect des origines, le domaine comprend plusieurs espaces d'exposition dont une galerie d'art contemporain international et un parc de sculptures. Après avoir quitté l'autoroute A8 à Brignolles, le Jas de la Rimade se situe 5 Km après le Val sur la D562 (route de Carcès).

°CHATEAUDOUBLE (83/Var) 83300
A 12 Km au nord de Draguignan par la D955 qui va à Comps sur Artuby (20 Km). Véritable nid d'aigle, perché de façon vertigineuse sur le bord d'une falaise, Châteaudouble, primitivement "Castellum Diabolium", domine de 130 m les gorges verdoyantes qui portent son nom. C'est la présence de 2 châteaux, l'un au-dessus du village, l'autre sur la rive de la Nartuby qui explique le nom de Châteaudouble. Le passé tumultueux du village se révèle au gré des rues en calades et des passages voûtés, sur les frontons sculptés de Roses Croix, souvenirs des Templiers ou sur les façades des demeures du XVIIIème qui bordent les rives de la Nartuby. Les seigneurs, issus de la famille de Villeneuve, s'allient aux Templiers qui s'installent à Châteaudouble et dont les sigles sont encore visibles sur certaines entrées de bâtiments.

°COMPS-SUR-ARTUBY (83/Var) 83840
Situé dans le Haut Var, aux portes des Gorges du Verdon, tout près du Lac de Sainte Croix et en bordure des Pré-Alpes, c'est un des plus beaux sites Varois. Initialement construit sur un rocher, Comps est un ancien village fortifié, au milieu d'une région sauvage. le vieux bourg a beaucoup de caractère, l'endroit est calme et reposant. La chapelle fortifiée et classée de Saint André fut édifiée par les Templiers dont le village fut longtemps un des fiefs. Il reste encore de nombreuses traces de cette époque. Il existe un souterrain à la chapelle de Saint André mais il a été muré à son départ de la crypte. Sur la fontaine du village qui est d'époque templière sont gravés le Graal et l'Arche d'Alliance. Les chapelles de Saint Jean et de Saint Didier sont aussi à visiter. Sur des fresques, Ste Anne y apparaît avec Marie enfant, les tables de la Loi avec des inscriptions hébraïques. L'arche de l'Alliance est protégée par les ailes de deux chérubins aux pieds fourchus.

°GASSIN (83/Var) 83580
Promontoire rocheux à moins de 4 Km du rivage, le vieux village de Gassin, avec ses venelles tortueuses et ses vieilles maisons pittoresques domine un paysage de vignobles, d'étendues boisées et le Golfe de Saint-Tropez. De la terrasse médiévale des "Barri" (remparts) s'offre un paysage unique qui s'étend des îles d'Hyères aux cimes neigeuses des Alpes en passant par le massif des Maures. Ancien oppidum Celto Ligure, le village devint à partir du XIème siècle un fief religieux (chapelles Saint-Laurent). L'empreinte des Templiers et une destinée assez mystérieuse, lui valut d'être connu comme le village des "sorciers". Le nom de Gassin provient de l'appellation "gardia sinus" donnée par les Templiers à la tour élevée vers la fin du Xème siècle, et qui en latin de cuisine, signifiait "gardienne du golfe". Gardia Sinus resta longtemps Garcin puis devint Gassin. Les premières traces écrites mentionnant Gassin ... ou plutôt Garcin remontent seulement à 1234 – 1235 (statue de la Bailli de Fréjus). Le Castrum occupait l'actuelle Rue de Tasco. Il n'est pas rare de trouver des vestiges de ces remparts dans certaines rues, (soutenus par des contreforts) et les portes ou fenêtres percées dans ceux-ci sont d'une rare profondeur. Le nom de Gassin anciennement "Garcin", "Garcinum", "Garcino", proviendrait davantage d'une signification indiquant un lieu escarpé ou plutôt que de "Gardia Sinus" car l'écriture du nom prenait un C, CI, et nom un S. Le village n'est devenu Gassin que vers le milieu du XVIIIème siècle.

°HYERES (83/Var, arr. Toulon) 83400
La ville d’Hyères, qui dut son nom et sa richesse aux salins tout proches, fut un enjeu important pour les comtes de Provence pendant tout le Moyen Age. Dominée par son château, ceinte de ses deux murailles, riche de plusieurs églises et d’une commanderie de Templiers, la vieille ville conserve de nombreux vestiges de son architecture civile médiévale répartis dans ses pittoresques rues en escalier. Son blason : d'azur au château donjonné de trois tours d'argent, ouvert et ajouré du champ, maçonné et coulissé de sable, soutenu de trois besants d'or ordonnés 2 et 1. Le château et les besants rappellent que Hyères fut une importante Commanderie de l'Ordre du Temple. En 1198, première mention d'une Maison du Temple à Hyères et de son commandeur Jordan. La tour faisait partie d'un important ensemble qui comprenait également au XIIIème siècle un "cazal" (domaine entouré de terres cultivables) et des dépendances diverses : grenier, écurie, forge, four... Ces bâtiments se répartissaient autour d'un énorme rocher "le piol", sur lequel s'appuyait la tour, et qui subsistera jusqu'au début du XIXème siècle. La Tour des Templiers ou Tour Saint-Blaise est l’ultime vestige de la commanderie que les Templiers créèrent au XIIème siècle, en contrebas des remparts de la ville et sur le bord de la route qui conduisait, de la porte Saint-Paul, aux salins. Cet itinéraire est peu à peu devenu l’axe principal de la ville basse.
La tour serait l'abside fortifiée de la Commanderie templière; elle a deux étages et abrite une chapelle et une salle superposées, toutes deux voûtées en berceau. Un escalier bâti dans l’épaisseur d’un des murs donne l’accès à la terrasse fortifiée. La Maison du Temple d'Hyères disposait de terres, prés, bois, vignes, "olivettes", situés soit à proximité de la ville, soit au quartier des Bormettes, soit, pour la plus grande partie des terres labourables dans la vallée de Sauvebonne. Il s'agissait en fait d'une énorme exploitation agricole. Comme toutes les maisons de ce type, son rôle consistait à approvisionner en matériel, blé, fourrage, argent, éventuellement chevaux et hommes, les unités combattantes d'Espagne et de Terre Sainte. Il est cependant possible qu'elle ait eu en outre une certaine activité portuaire par l'intermédiaire des installations templières de °Toulon qui, semble-t-il, étaient sous sa dépendance. Les Templiers étaient connus pour être d'excellents gestionnaires de leurs terres. Dès les premières années du XIIIème siècle, la maison de Temple d'Hyères était capable de remettre au Comte Alphonse II une importante quantité de blé. Par la suite, et jusqu'à la suppression de l'Ordre du Temple, aucun document de l'époque ne nous renseigne sur les biens et l'activité de la maison d'Hyères. A peine trouvons-nous quelques mentions de ses commandeurs : Bertrand de Gardanne (1213), Isnard Ricard (1236), Lambert (1256), Guillaume Dalmas (1271). Cependant, des documents du XIVème siècle nous confirment dans l'idée que les terres templières étaient particulièrement bien tenues. De plus, la présence des bâtiments de la maison du Temple à l'extérieur des remparts d'Hyères a sûrement joué dans la structuration du Bourg-neuf alors en formation, tandis que la situation même de la tour en faisait un point avancé de la défense de la ville et de ses accès. A la fin du XIIIème siècle, et notamment après la chute de Saint-Jean d'Acre (1291), l'ordre des Templiers périclita. Les maisons d'Hyères et de °Péirassol furent réunies sous l'autorité d'un seul commandeur, Raymond des Angles. En janvier 1308, lors de l'arrestation générale des Templiers en Provence, la liste dressée pour la Maison de Hyères ne comprend plus que trois noms, outre celui du commandeur. Après la suppression de l'Ordre du Temple, ses biens revinrent à l'ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem.

HYERES VAR LA TOUR DES TEMPLIERS



°LA ROQUEBRUSSANNE (83/Var) 83136
Au bord de l'Issole, cette accueillante commune du centre Var possède le charme authentique des vieux villages provençaux. La Roquebrussanne est située à environ 15 Km de Brignoles, 20 Km de Saint Maximin, sur la D554 qui relie Toulon à la N7. Entre la Sainte Baume et la mer, contre le Massif de la Loube (830m), se niche le pittoresque village de La Roquebrussanne. L'origine du nom vient de "Roca" qui désigne souvent un château sur une hauteur en provençal, et "Broussan", nom de l'ancien propriétaire de la Roque.
Des Templiers ont séjourné à La Roquebrussanne. On peut d’ailleurs voir les vestiges d’un de leurs domaines, à la ferme du Grand Laou (Lac du grand et du petit Laoucien). De nombreuses mines de bauxite se trouvent à proximité.

°LE BOURGUET (83/Var) 83840
Il faut prendre la petite D52 au lieu-dit Jabron sur la D955 entre Draguignan et Castellane près des gorges du Verdon. Vous découvrirez Le Bourguet, entouré de collines aux portes du Verdon. Vous aurez du mal à vous y égarer : il n'y a que deux rues dans cette une charmante bourgade. Au hasard de vos promenades vous pourrez visiter l'église et la chapelle des Templiers, la chapelle Sainte Anne. En 1915, M. Marcolla découvrit un papier jauni dans la bibliothèque de son père en Sibérie : "Dans la construction souterraine du vieux château Vallée de la Croix, se trouve le trésor des Templiers, va et cherche, le saint et la vérité te montreront le chemin". Valcros, Vallée de la Croix en provençal, est un vieux château du XIème siècle, presque en ruine avec à l'intérieur de la chapelle un grand tableau de St Célestin datant de 1715 et une inscription "Veritas". Il en fit l'acquisition en 1955. Un réseau de souterrains part en étoile. Le tableau-message de Saint-Célestin évoque par la morphologie du Saint les contours de la zone du Verdon délimitée par Soleils-Trigance, Jabron, Le Bourguet, Robion, °Saint Thyrse et Valcros étant inclus dans ce périmètre.

°LORGUES (83/Var) 83510
Commanderie du Riou. Voir °Villecroze.

°MEOUNES-LES-MONTRIEUX (83/Var) 83136
À mi-distance de Toulon (27 Km) et de Brignoles, Méounes est située, au milieu de prés, de champs de cerisiers et de collines provençales. Juste avant d’arriver à Méounes-lès-Montrieux, arrêtez-vous à la Ferme du Grand-Laou. Cette ancienne résidence des Templiers sert aujourd’hui de musée lapidaire et conserve quelques vestiges des occupations néolithiques et romaines. Le village de Méounes, l’antique "Melna", semble devoir son nom à la qualité de son miel. Mont Rieux, "Mons rivus" c’est à dire la montagne des ruisselets, traduit la profusion de sources, cascades et frais ruisseaux qui ravissent les forêts de Montrieux et de Morières. Nombreuses grottes.

°MOISSAC-BELLEVUE (83/Var, canton Tavernes) 83630
Près du lac de Ste Croix, sur la D9 qui relie Aups (5 Km) à °Montmeyan (5 Km). Moissac-Bellevue est construit à 600 m d'altitude, la vue y est exceptionnelle : de l'estérel à la Sainte Baume en passant par le Massif des Maures et celui de la Sainte Baume ! La Chapelle des Templiers de Moissac-Bellevue, datant du XIIème siècle, est très particulière. En effet, elle présente deux nefs se terminant par deux absides de grandeur différente, et elle se distingue par sa tour-clocher qui remplace le petit clocher ajouré habituel. Aujourd'hui propriété privée, une piscine occupe l'emplacement de l'ancienne cour de la Commanderie. Les Templiers avaient une Commanderie plus importante au lieu-dit "Saint-Maurice". °Régusse, autre possession templière, n'est distante que de 3 Km.

°MONTFORT-SUR-ARGENS (83/Var) 83570 Les vestiges d'un oppidum celto-ligure, et surtout une stèle gravée qui se trouve maintenant au Musée des Antiquités nationales de St-Germain-en-Laye, montrent l'ancienneté de l'occupation du lieu. Depuis le Moyen-Age, comme son nom l'indique le village possède un "mont fort" qui était équipé d'un canon.
A moins d’1 Km du château en ruine de Montfort, se dresse une ancienne forteresse des Templiers, datant du XIIIème siècle. La porte est surmontée d’une croix templière.
On raconte que ses murs sont chargés d’influx faste et néfaste … que les oiseaux y meurent inexplicablement … qu’un trésor, templier bien sûr, y est caché … Montfort-sur-Argens fut sans doute également un haut lieu templier extrêmement "chargé". Des manifestations "paranormales" s’y produiraient toujours, provoquées ou non, dans l’ancienne commanderie. Après la sanglante suppression de l'Ordre par le roi de France, le château a été dévolu aux Hospitaliers de St-Jean-de-Jérusalem. La chapelle Notre-Dame-de-Speluque ("spelunca" : grotte ou crypte), un sanctuaire souterrain bâti sous les vestiges d’un ancien prieuré, a été concédée au XIème siècle aux moines de Saint-Victor, par l’évêque de Fréjus.

°MONTMEYAN (83/Var, canton Tavernes) 83670
Sur la D560 à 31 Km au nord de St Maximin. Dans les premiers écrits du village, on trouve le nom de "Montis Médrani" (le mont du milieu) puis il est cité en 1135 : "Locus de Monte Mejano". Montmeyan est un village perché, non loin des Gorges du Verdon et du Lac de Ste Croix. La bourgade domine la plaine qui offre aux regards ses vignes mais aussi ses champs de céréales, de lavandes et d'oliviers. D'un seul coup d'œil, on aperçoit la chaîne bleue du massif des Maures et même temps que les pics neigeux des Alpes. Les fortifications donnent au village une curieuse physionomie, il semble grimper à l'assaut du château qui se dressait au sommet du piton où se trouve l'église dont une partie datant du XIIème a été récemment restaurée. Ce fut au XIIème siècle une bourgade fortifiée, ainsi que l'attestent ses armoiries : "de gueules à un château donjonné de trois tours d'or sur un mont d'argent". D'intactes et massives tours carrées et rondes témoignent de sa primitive importance ainsi que les vestiges des murailles de ses remparts qui enserraient le château féodal. Les Templiers fondèrent l'importante Commanderie de St-Maurin. En 1164, le seigneur Hugues de Montmeyan entra dans l'ordre des Templiers. Dès 1164, les Templiers de St-Maurin fortifient Le Castellas près de La Roquette au nord de Montmeyan (D13) et s'y installent. Vers 1222, toute la région appartenait à l'Ordre. De nombreux vestiges transmettent encore la marque de leur organisation. Voir également °Régusse et °Moissac-Bellevue.
Sur la carte de Cassini, on trouve une autre commanderie St Pierre de Brauch près de La Grande Bastide à l'ouest de Montmeyan (D30).

°REGUSSE (83/Var) 83630
Les romains nommèrent "Regussia" ce bourg sur un mamelon rocheux, occupant une situation stratégique sur la route de Fréjus à Riez. Il faut prendre la D30 à °Montmeyan (sur la D13 qui relie St Maximin au lac de Ste Croix) pour rejoindre ce village perché et fortifié du Haut-Var, situé à 12 Km des Gorges du Verdon, au milieu de bois de chênes verts. La rue des Templiers traverse le village qui porte encore les traces du temps des Templiers. Au XIIème siècle, ils y construisirent un château forteresse dont on peut aujourd'hui encore admirer les ruines. La porte d'entrée de l'ancien château des Templiers a été réemployée. L'église templière de Régusse conserve des parties du XIIème siècle. "Le Castellas" a accueilli St Marcel à sa mort au Vème siècle. Lorsque les Templiers créèrent le monastère de St Maurice de Régusse, à quelques kilomètres de là, sur la commune de Régusse, ses reliques y furent transférées. °Moissac-Bellevue, autre possession templière, n'est distante que de 3 Km.

°RIANS (83/Var) 83560
Sur la D3, entre St Maximin (23 Km) et Manosque (36 Km). A 335m d'altitude, Rians est un grand village situé entre le pays de la Sainte Baume, d'Aix-en-Provence et de la Sainte Victoire. La Chapelle St Pierre appartint aux Templiers. L'hospice St Jacques est un ancien relais des pèlerins de Compostelle.

°ROQUEBRUNE-SUR-ARGENS (83/Var) 83520
A 10 Km à l'ouest de Fréjus et à 2 Km au sud de la N7 par la D7. Roquebrune et son rocher tutélaire vous offre trois visages différents, des gorges de la Bouverie jusqu'aux calanques et plages des Issambres en passant par la cité millénaire.
Cité en 1084 dans une bulle de Grégoire VII : "Roca Bruna", roche brune, nom donné par les rochers de grès permien colorés qui terminent la chaîne des Maures à l'est. La tour Anfred se trouve au sud de l'enceinte fortifiée, en bordure de la place A. Perrin, aménagée en partie sur l'emplacement de l'ancien cimetière Saint Michel. Elle est contiguë à la Maison Ruette qui fut achetée, par acte du 13 juillet 1249, par la Commanderie des Templiers de Ruette, située à l'époque sur le territoire de l'actuel Château du Rouët. Celle-ci dépendait de la commanderie du Ruou, qui se trouvait à °Villecroze. La chapelle Saint Michel située au fond de la place Alfred Perrin est mentionnée sur l'inventaire des possessions des Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1314. Sa présence serait en effet attestée en 1152, date à laquelle le pape Eugène III donna à Montmajor l'église Saint-Michel près du Castrum de Roquebrune. La rue des Dalles (ex-rue des Lauzes) était la propriété des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la Commanderie de Comps.

°RUOU (83/Var)
Voir °Villecroze.

°SAINT-JULIEN-LE-MONTAGNIER (83/Var) 83560
Il faut faire 30 Km sur la D560 au nord de St Maximin puis prendre la D35. Du haut de ses 578 mètres, ce pittoresque village se dresse au sommet d'une colline que l'on voit de loin depuis la route qui vous amène à Saint Julien le Montagnier. Ce village qui domine les plateaux du Haut-Var, présente une architecture urbaine exceptionnelle : les rues concentriques autour de l'église suivent les pentes du village jusqu'à l'ancien château. Vestiges historiques à visiter : l'église romane de la Sainte Trinité, les remparts médiévaux du XIIIème siècle avec porte fortifiée par les Templiers (restauration en cours).

°SAINT-RAPHAEL (83/Var) 83700
La chapelle de Saint-Raphaël, des XI et XIIèmes siècles, posée sur un éperon rocheux, rappelle que les assauts des pirates étaient loin d'être rares dans cette région et que les constructions pouvaient donc adopter des mesures défensives (par exemple la tour qui domine l'une des absidioles, l'ouverture de meurtrières, autrement difficiles à expliquer dans une construction religieuse). Les deux commanderies de Fréjus et Saint-Raphaël sont jumelées. Dès le XIIème siècle, le port templier de Saint-Raphaël devint une importante Commanderie. Elle a conservé sa belle église du XIIème siècle église Saint-Raphaël, dite des Templiers, à nef voûtée et abside en cul-de-four. La Tour des Templiers, assure la légende, s’entoure une fois par an au mois de décembre d’une luminosité inexplicable : on l’apercevrait de Fréjus. Située dans le vieux bourg, près de la place Carnot, cette tour renferme, dans une chapelle latérale, un monolithe de grès rouge, jadis pierre d’un autel païen, aujourd’hui piédestal d’un autel chrétien. A signaler la pierre levée d’Aire-Peyronne, dans le vallon d’Aiguebonne (source sacrée) à 3 Km d’Agay, sur l’ancienne route menant à St Raphael et un autre menhir en pleine forêt orné d’un serpent.

°TOULON (83/Var) 83200
L'enceinte fortifiée s'étend sur moins de 200 m de large, elle a dans son ensemble la forme d'un fer à cheval très allongé vers le nord. Les remparts sont constitués par une muraille continue de dix mètres de haut sur laquelle s'appuient souvent des maisons. Elle mesure 3 m d'épaisseur à la base et 50 cm à sa crête. Elle est crénelée et percée de meurtrière. Certaines "maisons" y ont pratiqué des ouvertures, c'est le cas des deux maisons acquises par le Temple sur la muraille ouest. La Maison du Temple de Toulon était située à l'angle de la rue des Bonnetières et la rue d'Alger (près de la place Gambetta vers le Port). Ainsi, l'Ordre du Temple qui avait établi une Commanderie maritime à Toulon pouvait échapper aux droits d'embarquement et de déchargement de leurs navires en toute franchise. Les navires remontaient jusqu'aux maisons par le fossé qui faisait le tour des fortifications. Des tours renforçaient les angles. C'étaient de robustes constructions rectangulaires aux solides assises évasives, coiffées d'un toit à pignon à deux égouts que remplacera plus tard une plate-forme crénelée. Au beau milieu de cette façade maritime "le portal del mar" ouvrait sur un étroit rivage. Sa haute porte surmontée d'une tour était précédée par un embarcadère en bois. Le Castelet : les Templiers y ont laissé trace de leur séjour, une maison porteuse d'un bas relief où Saint Jean-Baptiste est représenté avec son légendaire agneau, ainsi que l'église Saint-Sauveur du XIIème siècle qui fut leur chapelle. Concernant l’implantation des Templiers près de Toulon, il est fait mention d’un Chemin du Temple ("carriero del templo") dans un livre sur les sites templiers, mais cette voie demeure introuvable. Il existe un quartier dit "Le Temple" mais celui-ci n’a pas accès à la mer.

°TRIGANCE (83/Var) 83840
Ce village médiéval situé à 45 Km au nord de Draguignan, typiquement provençal est un nid d'aigles accroché à la roche au-dessus de la vallée du Jabron, à 800 m d'altitude. D'aussi loin que l'on remonte dans le temps, c'est au début du IXème siècle que le nom "Trigance" est cité pour la première fois. Un polyptique, rédigé en 813-814 sur l'ordre de l'Evêque Wadalde, énumère les biens temporels de l'Abbaye Saint-Victor, qui appartient elle-même au diocèse de Marseille: parmi les 13 "Villae" mentionnées, figurent celle de "Tregentia" (trois ganses) et celle de "Rovaganis" (village de Rougon). L'abbaye de Saint-Victor acquiert, en 1056, sous forme de dons, la Chapelle de Saint-Maymes, celle de Notre-Dame de Saint-Julien (commune de Trigance), ainsi que le prieuré de Bagarry (commune °Le Bourguet). Au XIIème siècle, les Templiers possèdent la Commanderie de Saint-Maymes (Le Petit Saint-Maymes) qui leur sera confisquée en 1308 au moment de leur arrestation. Ce sanctuaire templier transformé en étable comporte des pierres avec inscriptions. On y accède par la route des Gorges, à 2 Km à l'ouest de Trigance (D90 puis D71). La Commanderie de Saint-Maymes et la Bastide Blanche, en vertu de leurs origines templières, laissent planer un parfum de mystère. Le "circuit des chapelles templières" peut vous aider à déchiffrer le message lié à la légende du trésor des Templiers dans le Verdon. Voir à ce sujet °Le Bourguet.

La légende du trésor des Templiers dans le Verdon



°VARAGES (83/Var) 83670
Sur la D560 qui relie St Maximin à Moustiers-Ste Marie (près du Lac de Ste Croix). Varages, village du Haut Var, est situé sur une barre de tuf sécrétée par l'abondante source de la Foux. L'origine de ce nom se trouve dans "Vorago" ou "Varago" qui signifie le gouffre, le précipice, le "gaou" en provençal. Les anciens prononcent encore "Varagie". Le village fortifié est en communication avec les grottes à stalactites des Ferrages et de la Baume. Le "Castrum Varaginis" est cité pour la première fois en 1077 avec ses cinq églises dans le cartulaire de Sainte-Marie de Correns. Ce prieuré dépendant de l'abbaye de Montmajour y possède le huitième des terres. Fief des Templiers jusqu'en 1307 la seigneurie passe successivement aux Vintimille, aux Castellane, aux Forbin d'Oppède. L'église Notre Dame de Nazareth

°VIDAUBAN (83/Var) 83550
Vidauban au XIIIème siècle devait être implanté au sud, sud-est de la colline de Sainte Brigitte. Dans ce secteur dit "Derrière le Château", le cadastre de 1684 mentionne un Château Vieux et un ancien cimetière. On peut penser qu'il s'y trouvait aussi l'église de Saint Andéol, mentionnée dans un acte de 1284. Des murs de pierre, encore visibles sur la colline, ont parfois été considérés comme les douves de l'ancien château.
En 1220, Bertrand et Jourdan de Vidauban donnent à l'Ordre des Templiers les biens qui formeront plus tard la Commanderie d'Astros. La Commanderie édifiée au XIIème siècle par les Templiers a été occupée par ses bâtisseurs, puis par l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem connu sous le nom des Chevaliers de Malte. La chapelle Saint-Pierre leur appartenait. Le domaine du Vieux Château d’Astros, au passé historique riche, est vendu à la Révolution. Depuis cette époque le Vieux Château d’Astros est toujours la propriété de la même famille.

°VILLECROZE (83/Var) ou TOURTOUR 83690
Entre Draguignan (21 Km) et Aups (8 Km) au croisement des D557 et D51. Adossée aux premiers contreforts des Alpes de Provence dans le Haut-Var, Villecroze est un charmant village médiéval, dans un décor magnifique de montagnes de pins et de chênes. Le nom de ce vieux village (autrefois Villecrose) qui a conservé son caractère moyenâgeux avec ses arcades, ses rues, vient de "Castrum de Villacrosia ou villacrosa". L'origine de ses armoiries : deux villes croisées, n'a jamais pu être expliquée. Avant d'arriver à la D560, à gauche, au lieu dit le Ruou, ne manquez pas de visiter la Commanderie des Templiers du Ruou fondée vers 1150 et qui rayonnait de la vallée du Verdon jusqu'à la Méditerranée.
La lanterne de pierre du Ruou
Certaines chapelles templières ont la vie dure. Celle de la commanderie du Ruou défie le temps. La nef est constituée de trois travées séparées par des doubleaux massifs. Malheureusement, sa voûte est écroulée. La façade occidentale est percée d'un oculus monumental, fait de deux gros blocs de pierre. L'abside qui lui fait face est intacte. Des arceaux la coiffent et la divisent en trois zones distinctes, où subsistent miraculeusement les lambeaux de fresques du Moyen âge (deux évêques, le couronnement de la Vierge et la Trinité). La première pierre du Ruou est posée en 1170. C'est en effet à cette date que le commandeur Hugues Raimond de Villacrosa, est cité dans les actes dépouillés par J.A. Durbec, l'historien des Templiers en Provence. Entre 1170 et 1193, peut-être vers 1180, Pons de Rigaud qui sera plus tard appelé aux plus hautes responsabilités, s'installe, lui, au "Castrum Ruae Militiae Templi Cum Domo Sallega", c'est-à-dire à cette commanderie du Ruou-Salgues. Très vite, le Ruou devient la plus importante des vingt neuf maisons templières du Comté de Provence, avec des ramifications jusqu'au Verdon. Vers le milieu du XIIIème siècle, plus du tiers des familles lorguaises dépendent des Templiers, qui ont d'ailleurs flanqué leur village de douze tours carrées, reliées par une muraille. Nous nous sommes rendus à de nombreuses reprises sur le vaste domaine du Temple qui se trouve en pleine nature, dans un endroit perdu entre Lorgues et Villecroze. Un soir d'équinoxe, après avoir erré sous les arcades et exploré quelques embryons des couloirs sombres et étroits qui s'enfonçent dans le roc, nous avons été témoins d'un phénomène que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Le Soleil allait se coucher dans la direction de Salernes, lorsque ses derniers rayons pénétrèrent par l'œilleton. Un beau disque d'or se projeta alors sur l'abside.
En auscultant la chapelle du Ruou sous tous ses angles, nous avons remarqué, sur la face sud, lorsque justement le Soleil couchant rase les pierres, un signe gravé tout en haut. Un demi-cercle tracé bien proprement au compas et divisé par trois rayons. Il évoque à n'en point douter la voûte de l'abside, et vient nous rappeler qu'il y a dans cette architecture quelque chose de particulier à découvrir. Alors surgit une idée lumineuse. Et si le trait central représentait l'axe des équinoxes et les deux autres ceux de la Saint Jean et de Noël ? Le Ruou fut complètement saccagé par les Grandes Compagnies, vers 1360. La chapelle du Ruou présentait il y a peu encore un état de conservation précaire, mais des travaux de restauration viennent de commencer grâce aux passionnés du lieu. A lire l’article de P.A. Sigal "Une seigneurie ecclésiastique en Provence orientale au Moyen Age : la Commanderie du Ruou", en Provence Historique, avril-septembre 1965, tome IX, fasc. 60-61.