Le Serpent Rouge
Louis Saint-Maxent - 1966

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Le sceau sur le document le Serpent Rouge.

Le Serpent Rouge dans l'église de RLC.

Le glyphe "MS" n'est pas celui de Marie-Madeleine ni celui de la vierge Marie (MA) ni d'aucune autre sainte mais serait le sceau de Notre-Dame (ou Sainte-Marie) du Mont-de-Sion autre nom du Prieuré de Sion. Il apparaît 70 fois dans l'église de RLC.

LE SERPENT ROUGE

NOTES SUR SAINT GERMAIN ET SAINT SULPICE DE PARIS

Avant-Propos

Comme ils sont étranges les manuscrits de cet Ami, grand voyageur de l'inconnu, ils me sont parvenus séparément, pourtant ils forment un tout pour lui qui sait que les couleurs de l'arc-en-ciel donnent l'unité blanche, ou pour l'Artiste qui sous son pinceau, fait des six teintes de sa palette magique, jaillir le noir.

Cet Ami, comment vous le présenter ? Son nom demeura un mystère, mais son nombre est celui d'un sceau célèbre. Comment vous le décrire ? Peut-être comme le nautonier de l'arche impérissable, impassible comme une colonne sur son roc blanc, scrutant vers le midi, au-delà du roc noir.

Dans mon pèlerinage éprouvant, je tentais de me frayer à l'épée une voie à travers la végétation inextricable des bois, je voulais parvenir à la demeure de la BELLE endormie en qui certains poètes voient la REINE d'un royaume disparu. Au désespoir de retrouver le chemin, les parchemins de cet Ami furent pour moi le fil d'Ariane.

Grâce à lui, désormais à pas mesurés et d'un œil sur, je puis découvrir les soixante-quatre pierres dispersées du cube parfait que les Frères de la BELLE du bois noir échappant à la poursuite des usurpateurs, avaient semées en route quant ils s'enfuirent du Fort blanc.

Rassembler les pierres éparses, œuvrer de l'équerre et du compas pour les remettre en ordre régulier, chercher la ligne du méridien en allant de l'Orient à l'Occident, puis regardant du Midi au Nord, enfin en tous sens pour obtenir la solution cherchée, faisant station devant les quatorze pierres marquées d'une croix. Le cercle étant l'anneau et couronne, et lui le diadème de cette REINE du Castel.

Les dalles du pavé mosaïque du lieu sacré pouvaient être alternativement blanches ou noires, et JESUS, comme ASMODEE observer leurs alignements , ma vue semblait incapable de voir le sommet où demeurait cachée la merveilleuse endormie. N'étant pas HERCULE à la puissance magique, comment déchiffrer les mystérieux symboles gravés par les observateurs du passé. Dans le sanctuaire pourtant le bénitier, fontaine d'amour des croyants redonne mémoire de ces mots : PAR CE SIGNE TU le VAINCRAS.

De celle que je désirais libérer, montaient vers moi les effluves du parfum qui imprégnèrent le sépulcre. Jadis les uns l'avaient nommée : ISIS, reine des sources bienfaisantes, VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ET QUI ETES ACCABLES ET JE VOUS SOULAGERAI, d'autres : MADELEINE, au célèbre vase plein d'un baume guérisseur. Les initiés savent son nom véritable : NOTRE DAME DES CROSS.

J'étais comme les bergers du célèbre peintre POUSSIN, perplexe devant l'énigme : "ET IN ARCADIA EGO..."! La voix du sang allait-elle me rendre l'image d'un passé ancestral. Oui, l'éclair du génie traversa ma pensée. Je revoyais, je comprenais ! Je savais maintenant ce secret fabuleux. Et merveille, lors des sauts des quatre cavaliers, les sabots d'un cheval avaient laissé quatre empreintes sur la pierre, voilà le signe que DELACROIX avait donné dans l'un des trois tableaux de la chapelle des Anges. Voilà la septième sentence qu'une main avait tracée : RETIRE MOI DE LA BOUE, QUE JE N'Y RESTE PAS ENFONCE. Deux fois IS, embaumeuse et embaumée, vase miracle de l'éternelle Dame Blanche des Légendes.

Commencé dans les ténèbres, mon voyage ne pouvait s'achever qu'en Lumière. A la fenêtre de la maison ruinée, je contemplais à travers les arbres dépouillés par l'automne le sommet de la montagne. La croix de crête se détachait sous le soleil du midi, elle était la quatorzième et la plus grande de toutes avec ses 35 centimètres! Me voici donc à mon tour cavalier sur le coursier divin chevauchant l'abîme.

Vision céleste pour celui qui me souvient des quatre œuvres de Em. SIGNOL autour de la ligne du Méridien, au chœur même du sanctuaire d'où rayonne cette source d'amour des uns pour les autres, je pivote sur moi-même passant du regard la rose du P à celle de l'S, puis de l'S au P ... et la spirale dans mon esprit devenant comme un poulpe monstrueux expulsant son encre, les ténèbres absorbent la lumière, j'ai le vertige et je porte ma main à ma bouche mordant instinctivement ma paume, peut-être comme OLIER dans son cercueil. Malédiction, je comprends la vérité, IL EST PASSE, mais lui aussi en faisant LE BIEN, ainsi que CELUI de la tombe fleurie . Mais combien ont saccagé la MAISON, ne laissant que des cadavres embaumés et nombres de métaux qu'ils n'avaient pu emporter. Quel étrange mystère recèle le nouveau temple de SALOMON édifié par les enfants de Saint VINCENT.

Maudissant les profanateurs dans leurs cendres et ceux qui vivent sur leurs traces, sortant de l'abîme où j'étais plongé en accomplissant le geste d'horreur : " Voici la preuve que du sceau de SALOMON je connais le secret, que de cette REINE j'ai visité les demeures cachées. " A ceci, Ami Lecteur, garde toi d'ajouter ou de retrancher un iota ... médite, Médite encore, le vil plomb de mon écrit contient peut-être l'or le plus pur.

Revenant alors à la blanche colline, le ciel ayant ouvert ses vannes, il me sembla près de moi sentir une présence, les pieds dans l'eau comme celui qui vient de recevoir la marque du baptême, me retournant vers l'est, face à moi je vis déroulant sans fin ses anneaux, l'énorme SERPENT ROUGE cité dans les parchemins, salée et amère, l'énorme bête déchaînée devint au pied de ce mont blanc, rouge en colère.

Mon émotion fut grande, "RETIRE MOI DE LA BOUE" disais-je, et mon réveil fut immédiat. J'ai omis de vous dire en effet que c'était un songe que j'avais fait ce 17 JANVIER, fête de Saint SULPICE. Par la suite mon trouble persistant, j'ai voulu après réflexions d'usage vous le relater un conte de PERRAULT. Voici donc Ami Lecteur, dans les pages qui suivent le résultat d'un rêve m'ayant bercé dans le monde de l'étrange à l'inconnu. A celui qui PASSE de FAIRE LE BIEN !

Octobre 1966

l'Auteur,

LOUIS SAINT-MAXENT



Le texte du "Serpent Rouge" serait extrait de l'opuscule de l'abbé Th. MOREUX intitulé "L'alchimie moderne" édité en 1924.

Ce texte contient la localisation des deux caches du trésor de Rennes ainsi que la composition de ce fabuleux dépôt.

"c'était un songe que j'avais fait ce 17 JANVIER, fête de Saint SULPICE."
"quatre œuvres de Em. SIGNOL autour de la ligne du Méridien, au chœur même du sanctuaire "
La Méridienne de Paris est matérialisée dans l'église Saint Sulpice :

AXIS MUNDI - La méridienne de Paris (A. Douzet)



"Voilà la septième sentence qu'une main avait tracée :
RETIRE MOI DE LA BOUE, QUE JE N'Y RESTE PAS ENFONCE."



"voilà le signe que DELACROIX avait donné dans l'un des trois tableaux de la chapelle des Anges."
"et la spirale dans mon esprit devenant comme un poulpe monstrueux expulsant son encre"

17 janvier à Saint Sulpice



RENNES-LE-CHATEAU

"découvrir les soixante-quatre pierres dispersées du cube parfait"
L'historien Procope dans son Histoire sur le trésor du Temple de Salomon, consacrera trois pages - pages 15, 16 et 17- au fait que le trésor a bien été "éparpillé" dans la région du Razès sur les conseils de St Ambroise. Au Vatican deux écrits authentiques le certifient.

La Méridienne de Paris passe par le tombeau des Pontils (près de Rennes le Château) représenté sur "Les Bergers d'Arcadie" de Nicolas POUSSIN.
"J'étais comme les bergers du célèbre peintre POUSSIN, perplexe devant l'énigme : "ET IN ARCADIA EGO..."!

Les Bergers d'Arcadie - 1640



Lieux évoqués de la région de Rennes-le-Château :
"roc blanc" = Château de Blanchefort
"roc noir" = Roco Negro
"Fort blanc" = le château des Templiers du Bézu (Albedunum)



"L'opuscule "Le Serpent Rouge", tout d’abord, qui affirme que la tombe en question est visible depuis Blanchefort.
Les nombreux indices émaillant leurs textes renvoient systématiquement à Rennes-les-Bains. Il en va ainsi des pseudonymes choisis pour signer les opuscules. L’un d’eux est Walter Celse-Nazaire. Or Celse et Nazaire sont les deux saints auxquels est consacrée l’église de Rennes-les-Bains. Un autre nom de plume est Madeleine Blancasal, un nom qui évoque clairement la Blanque et la Salz, deux cours d’eau se rejoignant à l’entrée Sud de Rennes-les-Bains, non loin de la source de la Madeleine.
Serpent Rouge donne une descrïption assez vague de la sépulture de Marie-Madeleine. Elle est cependant suffisamment précise pour signaler qu’il existe à côté de la sépulture de la sainte d’autres tombeaux.
Si Serpent Rouge ne donne à ce sujet aucun autre indice, un autre écrit de Pierre Plantard sous-entend que parmi ces sépultures se trouve celle du Christ.
Dans Au pays de la Reine blanche, Plantard affirme en effet que la pensée médiévale associait les trois rochers gardant l’entrée nord de Rennes-les-Bains (Rocko-Negro, Roc Pointu, et Blanchefort) aux trois rois Mages.
Or, cette affirmation, ne reposant sur aucune source historique, doit être considérée comme un indice de plus laissé par Plantard pour permettre au lecteur qui saura le lire de comprendre le fin mot du singulier message peu à peu délivré par lui.
Or, les trois rois mages entourant selon la tradition l’enfant Jésus à sa naissance, ce que le texte semble signifier c’est que les trois rochers évoqués entourent également Jésus ? dont le corps, dès lors, reposerait dans un ensemble souterrain situé à l’entrée nord de Rennes-les-Bains…

La Tombe du Christ à Rennes-les-Bains ?





L'église de Rennes-le-Château

"Dans le sanctuaire pourtant le bénitier, fontaine d'amour des croyants redonne mémoire de ces mots : PAR CE SIGNE TU le VAINCRAS."

In hoc signo vinces - 4



Le sceau sur le document le Serpent Rouge.

"Pommes bleues" le 17 janvier sur le sceau de l'église de RLC.



Ce sceau ressemble beaucoup au "Talisman Crista" encore appelé "Sainte Croix de Tolède".
L'église de Saint-Germain-des-Prés, anciennement appelée abbaye Saint-Vincent-et-Sainte-Croix, dont la construction fut achevée en 558, sur ordre du roi Childebert I, abrita le Talisman Mérovingien, encore appelé "Crista" ou "Croix de Tolède", qu'il venait de rapporter de cette ville d'Espagne.

Un serpent rouge (dessinant un Epsilon grec) figure également sur le tableau de Nicolas POUSSIN : l'hiver ou le Déluge.

Les Quatre Saisons - L'hiver ou le Déluge



"Quel étrange mystère recèle le nouveau temple de SALOMON édifié par les enfants de Saint VINCENT."
"comme OLIER dans son cercueil"

La Compagnie du Saint-Sacrement

Le Prieuré de Sion créé en 1681 à RLC



"() ma vue semblait incapable de voir le sommet où demeurait cachée la merveilleuse endormie."

"() Jadis les uns l'avaient nommée : ISIS, reine des sources bienfaisantes, VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ET QUI ETES ACCABLES ET JE VOUS SOULAGERAI, d'autres : MADELEINE, au célèbre vase plein d'un baume guérisseur."

Marie-Madeleine



"Les initiés savent son nom véritable : NOTRE DAME DES CROSS."

Le chemin de croix de l'église de RLC est l'illustration parfaite de la la page 280 de la VLC de Boudet. Ce texte fait référence à Notre Dame de Marceille et à Notre Dame des Cross :

"La fontaine de Marceille dût, comme les autres, être ornée d'une statue de la Sainte Vierge. Est-ce celle qui, perdue au milieu des tourmentes des invasions Sarrasines, a été plus tard retrouvée et placée avec honneur dans le sanctuaire destiné à la recevoir ? Cela nous parait fort probable. Cette image de la Sainte Vierge, tenant sur ses bras son divin Fils et sculptée dans un bois noir, indique sa provenance orientale : sa position auprès d'une fontaine, et c'est bien dans un champ voisin de la petite source qu'on l'a retrouvée, nous désigne les premiers temps du Christianisme dans les Gaules. Ces probabilités prennent une forme encore plus grave, si nous cherchons à pénétrer le sens du nom de Notre Dame de Marceille ou Marsilla. Les nouveaux chrétiens, se confiant en la tendresse de la Mère du Seigneur Jésus, seront venus demander, à genoux aux pieds de son image placée auprès de la fontaine, la guérison ou l'adoucissement de leurs souffrances corporelles, et ces Gaulois, auront exprimé dans le mot Marsilla la somme des faveurs les plus ordinaires obtenues de la bonté de la Sainte Vierge : elle était pour eux Notre-Dame de Marsilla, ou des yeux gâtés, endommagés et fermés par la mala-

– 280 –

Notre-Dame de Marceille (près Limoux), sanctuaire de Dieu



die – to mar, gâter, endommager, – to seel (sil), fermer les yeux –. L'ignorance de la prononciation des mots celtiques a pu seule conduire, dans la suite des temps, à dire marseel, (Marceille) pour Marsil. Nous pourrions citer encore le nom d'un autre sanctuaire de nos contrées, situé près de Caunes et appelé Notre-Dame du Cros. Là aussi, au-dessus de la magnifique fontaine qui jaillit au pied de la montagne, on avait marqué une croix – cross, croix –. Une statue de la Sainte Vierge a, plus tard, remplacé la croix auprès de la fontaine, et le sanctuaire bâti à peu de distance, a reçu le nom de Notre-Dame du Cros ou Notre Dame de la Croix."