Marie-Madeleine

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Marie-Madeleine est la correspondance Chrétienne de l'Aphrodite grecque maîtresse du Cancer, quatrième signe zodiacal où se situe le 21 juin la Porte des Hommes : Porta-Hominis du rectangle solsticial. Porte mise en évidence par la date où est fêtée la Sainte, 22 juillet : 22ème jour du 7ème mois soit 22/7 = PI.
Nombre qui met en relation le diamètre du cercle avec sa circonférence, la Terre avec le Ciel.
Si l'on applique le code de la gematria (symbolisme numérique) au nom de Marie-Madeleine, le résultat, 153, fait de MM la "déesse" originelle. Le "culte de la Déesse", apparu vers 35000 avant JC, est étroitement lié au culte des pierres levées.

Depuis saint Grégoire le Grand (VIe siècle), les docteurs et pères de l’Eglise voient dans la pécheresse pardonnée (Lc 7, 36-50) et Marie de Béthanie (Lc 10, 38-42; Jn 11, 1- 43; Jn 12, 1-11) une seule et unique femme, Marie-Madeleine.

Sainte Marie Madeleine, considérée comme pécheresse, se rend chez Simon le Pharisien oindre les pieds de Jésus de parfum et les essuyer de ses cheveux roux avant d'être pardonnée et de le suivre dans sa vie publique jusqu'au calvaire.

Mary Magdalene est peinte par Jan van Scorel [peintre allemand, 1495-1562], assise dans un paysage montagneux, richement vêtue avec son attribut le flacon de parfum.

Mary Magdalene par Jan Van Scorel (1530)

Mary Magdalene (Jan van Scorel - 1530)



Remarquez au fond le village avec château et tour isolée, le berger avec son troupeau et surtout ce personnage avec une canne se dirigeant vers ce rocher remarquable (rock of the Magdalene) qui existe dans la région de Rennes-le-Château. Quelle est la signification de cet arbre mort qui reverdit ?

Les chrétiens orthodoxes appelèrent d'abord "isapostole", c'est-à-dire "égales aux apôtres", les Saintes Femmes qui suivaient Jésus (Marie Madeleine, Marthe, Marie-Salomé, etc).

Mais en 1974, dans un ancien Monastère en Grèce (Xenophontos), un archéologue François Bovon découvre un manuscrit vieux de 700 ans, la plus complète copie jamais trouvée d’un texte du 4e siècle AD, les Actes de Philippe. Ce manuscrit contiendrait une description de Marie Madeleine, effacée plus tard par l’Eglise. Un texte dans lequel elle serait décrite comme une enseignante, une missionnaire, prêchant, baptisant, portant même le titre d’apôtre. Forte et pleine de foi.

Mais qui était Marie-Madeleine ? Marie de Béthanie. Les évangiles en font une pécheresse repentie, une prostituée, la soeur de Marthe et de Lazare, celle qui oint le Christ d'un précieux parfum. Possédée par sept démons, Jésus l'en délivre. Elle brûle d'amour pour Lui. Elle est sa compagne, sa disciple bien-aimée, l'apôtre des apôtres. Elle pleure au pied de la Croix. Au tombeau, elle est la première à qui Il apparaît, ressuscité.

Marie, surnommée Magdeleine, du château de Magdalon, naquit des parents les plus illustres, puisqu'ils descendaient de la race royale. Son père se nommait Syrus et sa mère Eucharie. Marie possédait en commun avec Lazare, son frère et Marthe, sa soeur, le château de Magdalon, situé à deux milles de Génézareth, Béthanie qui est proche de Jérusalem, et une grande partie de Jérusalem. Ils se partagèrent cependant leurs biens de cette manière : Marie eut Magdalon d'où elle fut appelée Magdeleine, Lazare retint ce qui se trouvait à Jérusalem, et Marie posséda Béthanie.

Marie-Madeleine dans La Légende dorée - Jacques de Voragine 1261-1266



La légende dit qu'elle est venue avec le Graal, la Coupe sacrée qui recueillit le sang du Christ. Sur un vitrail de Bourges, Marie-Madeleine recueille le sang du Christ. Marie-Madeleine n'est-elle pas le Graal qui porte en son sein le sang du Christ ?

L'hypothèse faisant de Marie-Madeleine l'épouse de Jésus, ou du moins sa disciple la plus importante –plus importante que Pierre– se perd dans la nuit des temps.

Mais elle a gagné de nouveaux adeptes depuis la découverte, en 1945, près de Nag Hammadi, en Égypte, de 46 documents remontant au IIe siècle.
Parmi eux, des fragments de récits dont l'existence n'était connue jusque-là que d'une poignée d'universitaires et d'experts bibliques: Évangile de Pierre, Évangile de Philippe… et Évangile de Marie.
En réalité, avec l'autre Marie, mère de Jésus, Marie-Madeleine est la femme la plus présente du Nouveau Testament. Elle est le premier témoin de la résurrection de Jésus ce qui, déjà, lui donne une importance considérable. Il y a consensus parmi les théologiens pour la décrire comme l’une des disciples du Christ et quelques historiens de l'art ont prétendu que c'est elle qu'on peut voir à ses côtés, dans le tableau de Leonard De Vinci, La Dernière Cène.

Le personnage à droite de Jésus (Marie-Madeleine) a toute l'apparence d'une femme :
mains, traits fins, grâce, poitrine, collier d'or.


La Dernière Cène



L'Eglise identifia le "disciple que Jésus aimait" à Jean et s'efforça d'occulter la présence de Marie-Madeleine, lors du dernier repas.

Mais la tradition iconographique perdura car on ne put éliminer toutes ces représentations. Certaines échappèrent donc à la destruction et servirent encore de modèles aux artistes futurs.

Il fallut alors expliquer pourquoi Jean était représenté sous les traits d'une femme et on justifia cette particularité par l'invraisemblable virginité du disciple.

La Cène de Juan de Joanes (Juan Vicente Macip de son vrai nom) 1523 - 1579 nous présente Jésus et Marie-Madeleine enlacés. Un psychanalyste pourrait même trouver une évocation de leur union sexuelle : couteau et couronne de pain creuse ainsi que la nappe nouée.

La Cène de Juan de Joanes (avec Marie-Madeleine)



Théories et secrets sur Marie-Madeleine 41:08

Marie-Madeleine et Jésus (Noli me tangere) à Chartres.

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Vie de Marie-Madeleine sur les vitraux de Chartres

Vie de Marie-Madeleine sur les vitraux de Chartres



Voici quelques extraits du livre de Laurence Gardner "Le GRAAL et la lignée royale du Christ" :

Les thérapeutes de Qumrâm. Cette confrérie, qui joue un rôle très important dans la Nativité, est fondée en 44 avant JC par Ménahem, un essénien qui se trouve être le grand-père de Marie-Madeleine, et qui descend lui-même des prêtres asmonéens. Il appartient donc à la famille de Judas Maccabée qui jouit d’un immense prestige... Les thérapeutes adoptent pour emblème le serpent qui, lié à une Rose-croix évoquant la sagesse, figure sur le caducée des médecins. Si Jésus est effectivement le prétendant légitime au trône du Roi David dont il descend, Marie-Madeleine est elle-même l’héritière d’une lignée royale, celle des asmonéens.

Marie-Madeleine, née en 3 de notre ère, est fille de l'archiprêtre Syrus le Yaïrite, prêtre de David qui est une fonction héréditaire. Son père officie dans la synagogue de Capharnaüm. Eucharie, sa mère, appartient à la lignée royale d'Israël mais non davidique. En 17, elle est initiée lors d'une cérémonie, à l'âge de 14 ans.

Le premier mariage du Christ est célébré en septembre 30. Jésus a alors 36 ans car il est né le 1er mars de l'an 7 avant notre ère (le 25 décembre a été adopté en 314 sous le règne de Constantin). Elle a donc 9 ans de moins que Jésus.
Marie-Madeleine tombe enceinte en décembre 32, ce qui donne lieu à l'onction de Béthanie qui avalise leur second mariage.

A l'époque de la crucifixion (3 avril de l'an 33 A.D.) Marie-Madeleine est enceinte de 3 mois.

Marie-Madeleine au pied de la croix


En septembre 33 nait sa fille Tamar. Selon les coutumes, il doit 3 ans de chasteté car c'est une fille, 6 ans si c'est un fils.
La tradition orthodoxe grecque signale un voyage de Marie-Madeleine à Rome, juste après l'Ascension, en vue de porter accusation devant l'empereur Tibère contre le traitement réservé à JC par Pilate. L'épisode serait donc antérieur à mars 37 (mort de Tibère).
Donc après 3 ans d'absence, Jésus retrouve son épouse en septembre 36.

En 37 Marie-Madeleine donne naissance à son premier fils Eleazar. Marie-Madeleine et Jésus respectent ensuite un célibat monastique de 6 ans. Jésus effectue des missions à l'étranger et en décembre 43, ils se retrouvent.

Marie-Magdeleine et d'autres chrétiens furent mis sur un vaisseau tous ensemble et abandonnés sur la mer sans aucun pilote.

Marie-Madeleine s'embarque pour la Provence



Marie-Madeleine et les autres exilés accostent finalement en 44 dans le port de Ratis "l’oppidum Râ" (devenu "Saintes-Maries-de-la-Mer") en Camargue.

Marie-Madeleine à la Sainte Beaume



Crâne présumé de Marie-Madeleine dans la crypte de la basilique Sainte Marie-Madeleine à Saint-Maximin-la-Ste-Beaume

Crâne présumé de Marie-Madeleine à St Maximin la Ste Beaume





La maison d'Hautpoul, derniers seigneurs de Rennes-le-Château, détiendrait des reliques de Marie Madeleine qu'elle aurait confiées à l'abbaye d'Ardorel.

Le blason des Hautpoul, derniers seigneurs de Rennes-le-Château

suite ... Culte de Marie-Madeleine à RLC