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Résurrection
Pierro DELLA FRANCESCA - 1463

Résurrection, peint par Pierro Della Francesca en 1463



Piero Della Francesca, de son nom complet Piero di Benedetto de Franceschi ou encore Pietro Borghese, né entre 1412 et 1420 à Borgo San Sepolcro (aujourd'hui Sansepolcro) dans la haute vallée du Tibre en Toscane et mort dans la même ville le 12 octobre 1492, est un artiste peintre et un mathématicien italien du Quattrocento (XVe siècle italien).

Actuellement, il est vu surtout comme un peintre, mais à son époque il était aussi connu comme géomètre et mathématicien, maître de la perspective et de la géométrie euclidienne.

Le Christ ressuscité s'inscrit dans un pentagramme centré sur son nombril. L'équerre et le compas sont suggérés de part et d'autre du Christ.



«C'est ainsi que le Cromleck de Rennes-les-Bains se
trouve intimement lié à la résurrection
, ou, Si l'on
veut, au réveil inattendu de la langue celtique. »
(Boudet - VLC AVANT-PROPOS)

Le Cromleck (cercle) et la résurrection

La mort-résurrection du Christ passe par la croix, accomplissant le cycle du retour à l’Unité ou unicité primordiale. Ce cycle suit les étapes suivantes :

Cercle (Le Verbe créateur) -> le carré (l’incarnation divine ou Verbe fait chair) -> la croix (mise à mort) -> Cercle (le corps transfiguré)

Le cercle, le carré, la croix





La composition de l'oeuvre est pyramidale avec à la base, l'alignement des soldats endormis, et au sommet le Christ debout.

Résurrection, peint par Pierro Della Francesca en 1463 - Les lignes de force



La composition se pose en profondeur sur trois plans : le paysage au fond, le Christ sortant du tombeau au milieu, les soldats endormis en premier plan.

Le Christ en entouré d'arbres morts de l'hiver, symbolisant la mort, à sa droite et d'arbres feuillus, vivants à sa gauche du printemps, symbolisant la nouvelle naissance.

L'autoportrait supposé de l'auteur du tableau est la rencontre de la verticale de la hampe de la bannière et de l'horizontal du dessus du sarcophage.



Les maîtres Gilpins / Carbonari / Société Angélique / AGLA

La formule, ou l’image, "écrit sur une bannière" a toujours été le hiéroglyphe de la Charbonnerie, société secrète dite aussi Ordre des Forestiers Fendeurs, connue surtout par sa branche italienne, les célèbres Carbonari.

C’est pour cela qu’un Christ portant une bannière, ou un agneau crucifère avec bannière, sont les symboles des Charbonniers, ce sont des hiéroglyphes facilement compréhensibles.

Les Forestiers formaient l’un des deux grands ordres occultes de la Renaissance et de l’Ancien Régime, le second étant celui des Gouliards. Ces deux ordres reposaient sur des corporations. Parmi elles, celle des Gilpins, nommée aussi Saint-Gilles, corporation de graveurs suffisamment importante pour appartenir à la fois aux Gouliards et aux Forestiers.

Ce sont les maîtres Gilpins qui jetèrent les bases d’une société élevée au-dessus des ordres et des partis, cénacles de beaux esprits et d’érudits, qui, dans la seconde moitié du XVIe siècle, devait prendre le nom de Société Angélique. Le vocable d’Angélique vient dans un premier temps de l’usage d’un Ange placé dans la lettre A comme signe de reconnaissance.

Les peintres Gilpins insèrent dans leur tableau un lapin (Gilpin). Voir "Les Bergers d'Arcadie" de Castiglione.

Les Bergers d'Arcadie



L’AGLA était une société ésotérique groupant les apprentis, compagnons et maitres de la corporation du livre. Le "glyphe" collectif de cette vaste association était le "4 de chiffre".

4 de chiffre

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