La Valdieu (Vallis Dei)
& la "Pierre de Coume-Sourde"

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La Valdieu (Vallis Dei)

Ce domaine, ancienne grange de l'abbaye de LAGRASSE, était propriété HOSPITALIERE.

La Valdieu



Vallis Dei (1290), Grange de la Bénédiction Dieu (1195-1639), La maison de la Bénédiction Dieu (1198-1500), Labaldieu (1594), Villedieu (1406-1599), Lavaldieu (1807)

Les fouilles en cours nous mènent aux fondations voûtées d'une chapelle du 11ème siècle et à ses propriétaires à l'époque, les Chevaliers de l'ordre de Saint Jean de la Croix. Lorsque l'ordre fut dissout, Lavaldieu devint la propriété de l'Abbaye de Fontfroide (vers 1290) sous le nom de "Vallis Dei", ce qui en occitan devint "La val (de) Dieu" (en ancien occitan la préposition "de" était omise).

En septembre 1290, AIMERIC DE THURI, commandeur de l'HOPITAL de MAGRIE, en accord avec GUILLAUME de VILLARET, grand prieur de l'HOPITAL de St Gilles, concède en emphythéose perpétuelle à Jean de VOISINS fils de Pierre de VOISINS chevalier le domaine de LA VALDIEU, avec tous les droits de justice y attenant, en contre partie Jean de VOISINS versa 40 livres tournois, et, devra ainsi que tous ses successeurs verser 40 livres tournois tous les ans à Noël.

Cet état durera jusqu'à la révolution, ces "locataires" sont donc des vassaux de L'HOPITAL DE ST JEAN DE JERUSALEM ou MALTE. Les familles de VOISINS, d'HAUTPOUL, de ROQUELAURE, de NIORT, de MONTESQIEU, et de FLEURY étaient concernées par cette clause.

Le blason des Hautpoul, derniers seigneurs de Rennes-le-Château



la croix de l'Haum-moor (l'Homme Mort)-la Valdieu-l'Ermitage



Si l'on empreinte le "sentier du Lièvre" (ci-dessous) au départ de Coume-Sourde, en tournant le dos à La Pique de Lavaldieu, on peut trouver au bord du chemin (près d'une intersection) un socle de pierre dans lequel était enfichée une croix aujourd'hui disparue : la Croix de l'Haum-moor (l'Homme Mort) marquée sur la carte ci-dessus.

Le sentier du Lièvre et La Pique au fond



Par la croix (de l'Haum-moor) et ce cheval de Dieu (la Valdieu)



Les ruines (murs) d'une ancienne abbaye au lieu-dit Lavaldieu furent depuis détruites.

La Fontaine de La Valdieu ressemble par sa forme à la grotte aménagée par Béranger Saunière dans le jardin de l'église de Rennes-le-Château. Au dessus-de cette source, dans la niche, se trouvait une croix qui fût remplacée par une statue de la vierge.

Au-dessus des restes d'une petite salle possédant des arcs, existait probablement la chapelle (hospitalière) de La Valdieu, laquelle est située au Sud-Est des maisons de La Valdieu (donc pas du côté de la fontaine).



Coume-Sourde

A moins d'une lieue du château du Bézu (commune de Saint-Just-et-le-Bézu), vers le nord, se trouvaient les Commanderies templières de la Coume-Sourde et de L'Ermitage. Le Hameau de la Coume-Sourde est situé sur le plateau au pied de Rennes-Le-Château, proche de la colline de la Pique et du hameau de La Valdieu.

Au début du siècle, la propriété de Coume-Sourde, s'étendait, au sud, depuis les limites de La Valdieu, et au nord, le domaine touchait celui de Jaffus.

Les "Aniort" possédèrent Coume-Sourde et cherchèrent à le récupérer quand ce territoire leur fut confisqué. La famille de Niort (d’Aniort) fut fondée en 870. Elle possédera également le Plateau de Sault (de Saltus: forêts), et s’étendra jusqu’au bas du Fenouillède, en passant par la forêt des Fanges au sapins plusieurs fois centenaires.

Philippe le Bel était bien informé quant à l'approximative localisation de l'un des trésors qu'il convoitait et qu'il croyait avoir été confié à la garde des Templiers.

En effet, depuis le séjour effectué, en août 1283, avec son père Philippe III le Hardi, à Brenac, chez les A Niort, Philippe savait qu'un prodigieux trésor était dissimulé aux environs de Rhedae "Rennes-le-Château".

L'abbé Mazières estime qu'en 1147 la famille A. Niort céda aux Templiers un domaine à Campagne-sur-Aude, et à °Saint-Just-et-le-Bézu, le château du Bézu ("Albedun"), un poste de guet et une chapelle.

Rennes-le-Château et les Templiers de l'Aude



Aujourd'hui, seule la ferme à gardé le nom de Coume-Sourde... Le ruisseau de Coume Sourde indique la présence d'une source en ce lieu (coume, combe, = petite vallée, sourde = source qui sort de terre). Coume-Sourde était un ancien monastère (croix de pierre, bénitier, carrelage).

La ferme de Coume-Sourde



Henri II de Trastamare dit l’infan de la Cerda, avec ses routiers, pilla Rennes le Château et détruisit le monastère de Coume Sourde.



La "Pierre de Coume-Sourde"

Si la dalle de la marquise Marie de Nègre d'Ables ne donne que la première clé de l'énigme, la seconde clé serait gravée sur la "pierre de Coume-Sourde" découverte en 1928 dans une faille d'un rocher par Ernest Cros qui en fit un croquis. Ce rocher de la ligne de crête à la côte 532 à l'ouest du clocher de l'église de RLB était alors sur la propriété du monastère de Coume-Sourde. Une croix pattée et une flèche par-dessus marquaient l'emplacement de la cache.

pierre_coume_sourde





Elle se compose d'un dessin géométrique, triangle pointe en bas, d'une croix pattée des Templiers et de diverses inscriptions dont certaines en latin :
deux des sommets du triangle sont surmontés de trois lettres, l'un "SAE" et l'autre "SIS" qui, à première vue, semblent être des abréviations
"IN MEDIO LINEA UBI M SECAT LINEA PARVA"
"PS"
"PRAECVM"

"PS" (que l'on retrouve sur la dalle de la marquise) pour "Posteritati Sacrum". La traduction littérale de "Posteritati Sacrum" est "A la postérité" avisant le lecteur de l'importance du message qui suit. Ce message sacré est en effet destiné "A la postérité", c'est à dire qu'il doit être transmis aux générations futures, afin que nul ne l'oublie.

Posteritati Sacrum



"Prae-cum" (que l'on retrouve également sur la dalle de la marquise) quant à lui se traduit, selon le site du Vatican, par "Prières".

"PS" et "Prae-cum" établissent donc un lien direct avec la dalle de la marquise.

Dalle de la marquise
Marie de Nègre d'Ables




"IN MEDIO LINEA UBI M SECAT LINEA PARVA" pourrait se traduire par : au milieu de la ligne où M coupe la ligne médiane.

"S...IS" pour "SERRIS", c'est-à-dire le village de SERRES
Le méridien de Paris situé à 2° 20' 14.025" à l'est de celui de Greenwich passe par le pont romain de SERRES
Un extrait du "Dictionnaire Topographique du Département de l’Aude" de l’abbé Sabarthès indique qu'un document intitulé "Propositus de Serris" figurerait aux archives du Vatican" et qu'il daterait de 1347.

Le pont romain de Serres, la méridienne de Paris et le Cardou



"S...AE" pour "Sancta maria de rhedAE"

Au dos de la pierre de Coume-sourde figurent 3 inscriptions : CEIL BEIL et MCCXCII.

C...EIL peut-être pour les ruines d'un poste de garde fortifié nommées El "CastEIL" (côté Serbaïrou).

B...EIL ?

MCCXCII soit l'année 1292 (donc avant l'arrestation des Templiers en 1307).