Carte "Rennes-le-Château" (RHEDAE)

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"Mox sedes Narbona tuas urbemque decoram tangimus
Inde revidentes te, Carcassona, Rhedasque
Moenibus, inferimus nos, cito, Narbo tuis"

“Bientôt nous atteignons ton séjour Narbonne, et ta ville ornée.
De là, revenant vous voir, Carcassonne et Rhedae,
Nous nous portons aisément, Narbonne, dans tes remparts.”
Théodulf - 798
Théodulf fut le « missus dominicus » que Charlemagne envoya en Septimanie, l’actuel Languedoc, afin de visiter Narbonne, Carcassonne et Rhedae, qu'il met sur un pied d'égalité.

Villa de Reddis…territorium Beate Marie de Reddis, 1185.
Beate Maria de Reddas, 1246.
Sancta Maria de Reddis, 1255.

Vue de Rennes-le-Château : tour Magala, église et château.

Vue de Rennes-le-Château (tour Magala et château)



A l'époque de la Gaule, il y avait en ce lieu un temple dédié au Dieu ARA: et c'est de ce nom que découle celui de Rennes-le-Château; la première déformation est due aux Wisigoths : Radaès, puis vinrent : Rada, Rédé, Rédéa, Rèda-Castel et enfin Rennes-le-Château.

Les Celtes adoraient le dieu Arès [dieu de la Guerre et de la Destruction dans la mythologie grecque] , en s'approchant au plus près de lui c'est à dire, en se plaçant sur une montagne, mais tout en s'en protégeant; une caverne, près d'une cime était pour eux, le lieu de culte idéal; or, sur l'emplacement de Rennes-le-Château il y avait une grotte, très près du sommet.

Ce culte dura jusqu'à l’évangélisation de la contrée, et, suivant l'usage de l'époque, les prêtres ou moines, prêcheurs, faisaient construire, sur l'emplacement des anciens autels les églises. L'ancien temple se trouve donc recouvert par l'église de Sainte Marie-Madeleine, qui ne semble pas avoir changé de place au cours des siècles, bien qu'elle fut détruite plusieurs fois. C'est au cours de l'occupation wisigothique que cette construction eut lieu. (Le Rapport Cholet - 1967)

Le Rapport CHOLET



Tout porte à croire que la fondation de l'oppidum de Rennes-le-Château remonterait au début de l'âge du fer (VIIIe-VIIe siècle avant J.-C). Il est possible que la tribu celte des Volques Tectosages, dont le foyer se situe dans le Toulousain soit à l'origine de sa fondation, lui donnant alors le nom de « Rhedae » en y créant la nouvelle capitale politique de leur territoire qui devait devenir le « pagus Redensis » ou Pays de Razès.

Plusieurs facteurs ont vraisemblablement déterminé l'implantation d'une agglomération protohistorique sur ce site, à commencer par son emplacement géographique remarquable contrôlant l'important carrefour naturel formé par la confluence de l'Aude et de la Sals, sa position de belvédère offrant un panorama découvert sur 360° et la présence d'importants gisements métallifères (cuivre et fer) dans les proches environs (Cardou, Blanchefort) et, sans doute aussi, par l'exploitation des sources salées de la Sals. Comme la plupart des oppida, le site a également été choisi en raison de critères topographiques : hauteur sommitale relativement plane pourvue de défenses naturelles.



Emprise de Rhedae

Jusqu’au XIIème siècle, tout le village était protégé par des remparts et des fortifications avec deux châteaux d’époque wisigothique, le premier situé au levant avec pour fonction de protéger l’entrée de la cité fortifiée et le second plus massif situé au couchant pour protéger le flanc Ouest du village.

Cette forteresse wisigothique située sur le point le plus élevé du village, était entourée de quatre tours massives et englobait le domaine Saunière, l’esplanade en terrasse entre le domaine Saunière et le parking du château d’eau, la villa Béthanie et les jardins de l’autre côté de la rue. Ce château englobait aussi l’espace du cimetière actuel et l’ancienne chapelle comtale devenue l’église paroissiale Ste Marie Madeleine.

La citadelle de Rhedae était divisée en trois quartiers.

Le premier appelé Castrum valens, du côté du levant, s’appelle de nos jours Castel de Balent. Ce second château moins important Castel-Valens (aujourd'hui détruit) défendait l'entrée du village. L'ancienne église paroissiale St Pierre à l'entrée du village fut aussi détruite. Un "Champ du Sépulcre" se trouve à l'est du village sous la route et non loin du grand carrefour (Couiza-Rennes-Jaffus-La Maurine).

Le second, placé au midi, s’appelait Castrum Salassum, on l’appelle la Salasso.

Enfin, le troisième désigné sous le nom de Capella s’appelle la Capello. Il existait près de l'ancien pressoir une troisième chapelle au lieu dit "La Capello" (vestiges de l'église Saint Jean-Baptiste ?).

aula regia = château royal

Emprise de Rhedae



Vue de RLC depuis la porte Est - fontaine aux 4 lions (en bas à gauche) et avenue principale

Vue de RLC depuis porte Est



Au quatrième siècle, le pagus Rhedensis était sous domination romaine, puis il est passé sous domination wisigothique à partir de l'an 440 environ, et l'est demeuré jusqu' à l'an 725; d'abord sous la domination directe des rois dits "de Toulouse" jusqu'en 531, puis sous celle des rois de Tolède.

Les chars wisigoths, attelés de buffles, sont équipés de 4 roues pleines et très basses leur permettant d’emprunter tous les chemins. Ce sont de véritables maisons roulantes. Dans tous les cas, les Wisigoths ont séjourné sur le plateau de Rennes-le-Château avec une importante population et pendant de longues années.

Sur la carte ci-dessous, "La Catalone" (Catalogne) semble indiquer une occupation wisigothique : Gotholonia (pays des Goths), de même que "Foun de lAUZi" car les racines AZA, AZE, AUZE sont wisigothiques puisque les AZES étaient les dieux des Wisigoths. Les villages de l'Aude tels que CouiZA, VerAZA, EspérAZA, sAUZils, MontAZEls et les lieux-dits comme fontAZEtte, lAUZi ... évoquent leur passage.

Une importante structure est enterrée au lieu dit "le Mounas" (Mounastié-Monastère).

Le Mounas



En 1362, Henri de Trastamare (Henri II de Castille), à la tête d'une bande de pillards surnommés les « routiers aragonais », ravage et pille le Razès. Les pillards mettent le siège devant Rhedae, qu'ils prennent et détruisent ne laissant derrière eux que des ruines. C'est à cette date que l'antique ville disparaît. Sur le plateau, seules restent quelques bâtisses épargnées et la structure du château qui a résisté à la destruction. La ville ne retrouvera jamais son importance et, dépourvu de fortifications, le lieu va laisser place à un village nettement plus modeste que l'antique cité, celui de Rennes-le-Château.



Le domaine de Saunière

Le domainde de Saunière



La première mention littéraire connue de la découverte d’un trésor remonte à 1936, soit moins de vingt ans après la disparition de l’abbé Saunière :

"À la sortie de Couiza, une route monte vivement à gauche, c’est le chemin de Rennes-le-Château ; sur l’arête du plateau se découpe un décor singulier : des maisons en ruine, un château féodal délabré surplombent et se confondent avec la falaise calcaire, puis des villas, des tours à véranda, neuves et modernes contrastent étrangement avec ces ruines : c’est la maison d’un curé qui aurait bâti cette demeure somptueuse avec l’argent d’un trésor trouvé, disent les paysans ! " (Jean Girou, l’Itinéraire en terre d’Aude, Causse, 1936)

Emission Mystère " Rennes-le-Château " Partie 1



L'abbé Saunière fît rénover son église Sainte Marie Madeleine à grand frais.

Coordonnées GPS :
42° 55' 41" N - 2° 15' 46" E <- église Rennes le Chateau

Eglise de RLC

Saunière et l'église de Rennes_le_Château





Sous le village de Rennes-le-Château, un réseau de galeries souterraines complétait le système de défense et de protection de l’ancien château wisigoth qui se situait sur l’emplacement de l’actuel domaine Saunière.

S’il ne reste pas beaucoup d’appareillage défensif et de vestiges de l’ancienne capitale wisigothique, le réseau défensif souterrain par contre est resté intact mais inaccessible.

Tous les accès à ces souterrains et au "tombeau des Seigneurs" de Rennes furent obstrués par l’abbé Jean Bigou, oncle d’Antoine, lors de l’extinction de la noble lignée des Hautpoul de Rennes, après la mort du jeune Joseph d'Hautpoul survenue le 8 mars 1739.

Le blason des Hautpoul, derniers seigneurs de Rennes-le-Château



L'entrée de cette crypte (qui occupait probablement l'emplacement d'une ancienne caverne creusée dans la roche) devait se situer près du balustre dans l'église. Mais un autre accès a pu exister sous une dalle de la tombe des Hautpoul, au pied de la croix anciennement située au centre du cimetière, à la hauteur du clocher (ou un accès par le puits du château de Rennes). Une partie de ces roches sont visibles au pied de la véranda créée par Saunière (contourner la Tour Magdala par le petit chemin).

La tour Magdala



Coordonnées GPS :
42° 55' 40" N 2° 15' 43" E <- tour Magdala de RLC

La tour Magdala





Dans un texte au contenu resté très énigmatique, le savant Paracelse (1493-1541) évoque en Europe l'existence de trois trésors historiques. L'un d'entre eux, de par la description qui en est faite et certaines phrases particulières du texte, ressemble bien à celui qui est encore traqué vers Rennes-le-Château.

"Que de ma tombe je ne serai point laissé, mais on me tirera de nouveau de ma tombe, m'étendant contre l'Orient, et je vous dis : trois grands trésors sont cachés. Le premier à Meiden, en Frioul. Le second entre la Souabe et la Bavière, en un lieu que je ne nomme pas pour éviter grand malheur et versement de sang. Le troisième entre l'Espagne et la France, et ceux qui se l'approprieront seront par là conduits à un tel triomphe que tous en seront étonnés."

Philippe le Bel était bien informé quant à l'approximative localisation de l'un des trésors qu'il convoitait et qu'il croyait avoir été confié à la garde des Templiers. En effet, depuis le séjour effectué, en août 1283, avec son père Philippe III le Hardi, à Brenac, chez les A Niort, Philippe le Bel savait qu'un prodigieux trésor était dissimulé aux environs de Rhedae "Rennes-le-Château".

Rennes-le-Château et les Templiers de l'Aude



Cependant, il en ignorait le lieu précis, son père étant mort à Perpignan sans avoir pu lui transmettre le secret qu'il tenait de Louis IX, et il était persuadé que le Temple détenait la clé de ce mystère. En cela Philippe se trompait : depuis 1188, date marquant la rupture dite "de l'orme" intervenue à Gisors entre le prieuré Notre-Dame de Sion et son bras séculier, l'ordre du Temple, celui-ci n'avait plus accès aux secrets du Razès. C'est donc en vain que le roi de France persécuta les Templiers.

Le secret de Béranger Saunière