Saunière et l'église de Rennes-le-Château

Retour

Ordonné en 1879, vicaire à Alet puis curé d'un petit village, il se trouve, trois ans après, professeur au séminaire de Narbonne. Il n'y reste pas longtemps: ses manière désinvoltes, son indépendance ne plaisent guère à ses supérieurs. En voulant le punir, ceux-ci, curieusement, lui ouvrent la route de l'aventure en le nommant en 1885 curé d'une petite bourgade: Rennes-le-Château, proche de Montségur, le dernier refuge des hérétiques Cathares. Quelques maisons bordent l'unique rue du village; pour l'abbé Saunière, cette nomination représente l'exil le plus total.

Saunière



L’abbé Bérenger Saunière est donc nommé curé de Rennes-le-Château le 1er juin 1885.

Video - Rennes le Château, "L'or du diable" - 6 épisodes en 1 film 4:49:57



La légende raconte que Saunière aurait eu connaissance d'un terrible secret, qu'il se serait considérablement enrichi grâce à la découverte d'un fabuleux trésor ayant appartenu aux Wisigoths. Le train de vie de cet abbé fut largement supérieur à ses revenus.

Étrange personnage que ce Saunière, bel homme, bâti en joueur de rugby. C'était un enfant de la région, d'origine pauvre, né le 11 avril 1852 à Montazels, d'une famille fort modeste, aîné de sept enfants.

signature Saunière





La première mention littéraire connue de la découverte d’un trésor remonte à 1936, soit moins de vingt ans après la disparition de l’abbé Saunière :

"À la sortie de Couiza, une route monte vivement à gauche, c’est le chemin de Rennes-le-Château ; sur l’arête du plateau se découpe un décor singulier : des maisons en ruine, un château féodal délabré surplombent et se confondent avec la falaise calcaire, puis des villas, des tours à véranda, neuves et modernes contrastent étrangement avec ces ruines : c’est la maison d’un curé qui aurait bâti cette demeure somptueuse avec l’argent d’un trésor trouvé, disent les paysans ! " (Jean Girou, l’Itinéraire en terre d’Aude, Causse, 1936)

L'abbé Saunière fît rénover son église Sainte Marie Madeleine à grand frais.

Eglise de RLC



La présence d'un diable dans cette église intrigue énormément. Certains pensent qu'il s'agit d'Asmodée, le gardien des trésors. Curieux diable qui dessine de la même manière un cromleck ou un "cercle de confiance" avec sa main ...

Asmodée dans l'église de RLC



Rennes le Chateau Grand Secret Dévoilé 51:40



Puis en 1900 Saunière achète des terrains et fait édifier la villa Béthanie dans laquelle l'abbé offre des réceptions.

A la villa défilent des personnages célèbres: le secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts Dujardin-Baumetz; Emma Calvé y est chez elle, mais aussi Andrée Bruguière, femme de lettres en vogue, qui se fait appeler marquise d'Artois, la marquise de Bozas d'authentique noblesse et un personnage surnommé "l'étranger" par les gens du pays qui n'est autre que l'archiduc Jean de Habsbourg, cousin de l'empereur d'Autriche-Hongrie.

Tant d'invités justifient les factures qui ont éberlué l'évêque de Carcassonne. Le village, s'il jase un peu sur la vie de joyeux luron de son curé, ne peut que pardonner. En effet il est d'une bonté à toute épreuve et d'une générosité sans limite.

Il fait apporter l'eau et l'électricité dans le village. Un chemin de ronde ceinture le domaine avec une tour de deux étages : La tour Magdala.

La tour Magdala



Saunière fait aménager une serre, un parc, des bassins, un potager et un verger.

Video - Rennes-le-Château - Révélation 49:09





Dans son journal à la date du 21 septembre 1891 Bérenger Saunière note : "Lettre de Granès. Découverte d'un tombeau. Le soir pluie." Cette date figure à gauche sur le porche d'entrée de l'église. De quel tombeau s'agit-il ?

Le certificat de décès de la marquise d'Hautpoul de Blanchefort mentionne qu'elle fut inhumée en 1781 "dans le tombeau des seigneurs, qui est auprès du balustre".

Le certificat de décès de la marquise d'Hautpoul de Blanchefort



De chapelle mortuaire à l'église paroissiale et la découverte du tombeau des Seigneurs



Antoine Bigou, curé de RLC au moment où éclate la Révolution, spécifie qu' "il existe sous l'autel de l'église de Rennes-le-Château une pièce dans laquelle se trouvent des tombeaux datant des temps des anciens rois et des documents qui ne doivent pas tomber entre toutes les mains. Dans ce dessein, l'accès à cette crypte a été murée par mes soins." En 1792 Bigou est obligé de s'enfuir. Il meurt à Sabadell en Espagne où il est enterré.

Les trésors des Evêques et des prêtres exilés du diocèse d'Alet furent cachés dans le tombeau des Seigneurs sous l'église de Rennes-le-Château au moment de la Révolution. Des souterrains partent de grottes artificielles et des accès par des puits sont aujourd'hui comblés.

Une partie d'acte signé le 4 mars 1747 par Jean Bigou, curé de RLC nous parle de quatre tombeaux et deux grands coffres contenant des parchemins.

Derrière la statue de Saint Antoine de Padoue se trouverait le tombeau de Sigebert IV fils de Dagobert II. Ce serait dans ce tombeau que Bérenger Saunière aurait trouvé des écus d'or de Saint Louis. Il aurait localisé la tombe en déchiffrant la dalle de la pierre tombale de la Marquise d'Hautpoul.

Dalle de la marquise
Marie de Nègre d'Ables



Ce tombeau a été fermé par la "dalle des chevaliers".

dalle des chevaliers

La dalle des chevaliers & la Fontaine de Fortune



Une grande caverne se trouverait à 25 mètres de profondeur sous l’église, d'après le relevé sismographe d’une équipe Italienne de 1993, très bien équipée et documentée, qui a passé 15 jours à RLC. Haute de 5 à 10 mètres dans certains endroits, son fond est constamment sous 2 mètres d’eau et de boue ... quel endroit magnifique pour y cacher un trésor !



Au début du vingtième siècle le Vatican dépêcha un enquêteur à Rennes-le-Château. Cet enquêteur s'appelait Angelo Giuseppe Roncalli, un homme simple, d'une famille de fermier italien, qui avait déjà acquis de grandes compétences sur ses connaissances sur les Templiers, dès l'âge de 18 ans. Angelo Giuseppe Roncalli (Sotto il Monte, près de Bergame, Italie, 25 novembre 1881–Rome, 3 juin 1963), sera élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII.

Se sentant mourir, Bérenger Saunière demande son voisin, curé d'Esparaza, l'abbé Rivière. Lorsque ce dernier quitta la chambre du mourant il est blême: de ce jour-là à sa mort on ne le vit plus rire et il devint taciturne. Que lui avait révélé Saunière ?

Le secret de Béranger Saunière