Carte "Rennes-les-Bains"

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La construction de la Cité Thermale d'Aqua Caldae peut être datée de la période des Gallo-Romains -117 / 0 (naissance de Jésus).

La station thermale de Rennes-les-Bains ou Les Banhs de Rènnas en occitan est située 3 kms après le confluent de la Blanque et de la Sals.
RLB était citée en 1162 "Ecclesia Sancti Nazarii de Aquis Calidis", puis à partir du XIV° siècle Rector de Balneis Montisferrandi, Locus de Monteferando ou Balneis, Locus de Balneriis ou Valneriis, ensuite au XVI° siècle Les Bains ou Baings de Montferrand ou Montferran pour finir par Les Bains au début du XIX° siècle.

Blanche de Castille vint aux eaux de Rennes-les Bains pour s'y soigner. En souvenir de sa guérison, le nom de "Bains de la Reine" fut donné à la source qui l'avait guérie de son mal.

François Rabelais connaissait, lui aussi, les vertus curatives des eaux de Rennes les Bains, mentionnées dans son Pantagruel.

Les Bains Doux, anciens thermes de RLB



Les thermes de RLB



L’ancien village de RLB situé vers le Bazel et les ancien thermes ont été décrits par Urbain de Larouane. (salle carrelée de la source de la Saponaire, amphores romaines)

L’inondation de 1992 a dégagé, en bordure des Bains de la Reine et pratiquement dans le lit de la rivière, les fondations d’une importante structure romaine jusqu’alors enfouies. Il s’agit d’un ensemble thermal primitif, remanié au IIème siècle, composé de plusieurs piscines, dont une avec des mosaïques, et de deux bassins en grand appareil alimenté par un tuyau en plomb. L’ensemble était protégé de la rivière par une digue de forte épaisseur.

RLB à l'époque romaine



Les eaux thermales de RLB - émergent à faible profondeur des calcaires du Crétacé (fin de l’aire Secondaire) et en bordure de la Sals. Mais leur origine se trouve dans les calcaires dévoniens (ère primaire) très karstifiés du plateau de Mouthoumet. Ceux-ci permettent l’infiltration de l’eau qui est ensuite piégée et chauffée en profondeur dans des schistes imperméables (marnes) puis remonte à la faveur des failles. Le déplacement de ces eaux souterraines se fait en 15 000 ans. Ces eaux sont faiblement minéralisées, sulfatées-calciques, chlorurées mixtes radioactives, thermales hyperthermales magnésiennes et ferrugineuses (de 33° à 44°C). Leur principale action est la sédation des douleurs par la thermalité.

4 sources d’eaux froides :
- la Madeleine
- le Cercle
- la Fontaine des Amours
- le Pontet

5 sources d’eaux chaudes :
- Les Bains Doux 37 °C
- Le Bain Fort 47,5°C
- Les Bains de la Reine 40°C
- Gieules 38°C
- Marie 39,5°C



L’abbé Lasserre insiste sur le fait que l’évêché de Narbonne envoie de jeunes prêtres sculpter des croix autour de Rennes-les-Bains.
Pourquoi baliser la vallée de RLB de croix ? La station thermale blasonnait d’ailleurs à l’époque l’écu de "gueules à croix et cercle d’or". Son répondant topographique est le lieu-dit "la Croix du Cercle" et il continue de figurer à ce titre sur le cadastre de la commune.

"VAL CRUX ", Vallée des Croix, était le nom que l’on donnait au site de Rennes-les-Bains en 1709, au temps où l’abbé Delmas était curé et écrivait ses mémoires. Un lieu devait d'ailleurs s'appeler "Les Crossés" près de Montferrand. L’ancien cimetière de Rennes-les-Bains était situé entre le Bazel et Cardou. La croix de Montferrand (42°55'34"N-2°19'52"E) "regarde" en direction de RLB (soit Sud-Ouest).


croix de Montferrand



Une autre croix se trouve sur un terrain privé au sud de Montferrand sur la zone nommée Tribé (voir VLC de Boudet ci-dessous) avec 4 M en forme de croix templière .

Les ruines d'un ancien château subsistent à Monferrand (hameau de RLB), connu sous le vocable de "castellum que vocant monferrad" (1063).
Le docteur Gourdon, dans son livre "Rennes-les-Bains", constate déjà en 1874 que "Le hameau de Montferrand [...] possédait un château, une église et une promenade, qui ont disparu peu à peu, faute d'entretien."

"Par ce signe tu le vaincras (In Hoc Signo Vinces)" nous indique qu'un signe peut nous aider. Signe de croix, croix du Cercle ou chrisme ?
Cette inscription figure sur le calvaire Jean Vié à l'entrée de l'église de Rennes-les-Bains, appelé aussi la croix aux roses (en fait du lierre) ou le calvaire Petrus. Au centre de la croix se trouve une Vierge à l'enfant et non le Christ. La croix est en général réservée à la représentation christique !

In hoc signo vinces - église de RLB



D'après le mémoire sur la province de Languedoc de Monsieur Nicolas de Lamoignon de Basville, Intendant du Languedoc pour l'instruction du duc de Bourgogne en l'an 1697.
Chapitre IV Du commerce
Diocèse d'Alet et Limoux

"Alet et Limoux ne composent qu'un diocèse pour le temporel. Il s'étend dans la montagne. C'est où se terminent les basses Pyrénées, les païsans y sont dans la neige la moitié de l'année. Ils y ont des denrées ordinaires assez pour y subsister, et des bestiaux. On prétend que les Romains avoient des mines d'or autrefois dans les montagnes. Il y paroit plusieurs ouvertures dans les rochers, et de grands travaux. Mais, soit que les mines ayant été épuisées, ou que l'art de les trouver se soit perdu, tous les trésors sont maintenant si cachés, que l'on ne les cherche plus. Une preuve certaine encore qu'il y a de l'or dans les entrailles de ces montagnes c'est que de petits ruisseaux qui en viennent, portent des paillettes d'or que les païsans ramassent souvent abondemment pour y gagner leur vie. Ils portent aussi des paiolles d'argent. Monsieur Colbert forma une compagnie en 1672 pour faire travailler à ces mines. Il fit venir, même des Suédois. Mais ces soins ne produisirent que la découverte de quelques veines de cuivre, qui disparurent en peu de temps, et qui ne payèrent pas les frais à beaucoup près. Il y a des bains chauds au lieu de Rennes qui étoient fort fréquentés par les Romains, où l'on trouve des médailles et des inscriptions. La ville épiscopale est dans la montagne et n'a qu'un bourg composé de 162 familles. Le canton de Limoux a des vins blancs très bons, mais ils ne se transportent pas. On y fait des draps, et des ratines, et c'est l'entrepost où l'on porte les fers de toutes les forges voisines".

Abbé Antoine Delmas (1709) : "Les Romains establirent leur havitation plus dans cet endroit des bains non a cause de sa beaute dont il est fort disgracié de la nature mais a cause des mines et mineraux y en aians quantite de diverses espesses on y voit de travaux effroyables de trous for proffons quons a faits pour en tirer lor et largeant de la montagne que lon [?] appelle Roq[?]négre."



L’abbé Henri Boudet

"L'abbé Boudet détient un secret qui pourrait engendrer les plus grands bouleversements" indique le R.P. Vannier, en mission à Rennes les Bains.

L’abbé Henri Boudet vit à Rennes-les-Bains où il officie depuis 1872. Il est incontestable que l’abbé Boudet s’est occupé toute sa vie d’histoire locale et de recherche archéologique. Boudet aurait fait main basse sur une mine d'or gauloise.

En 1886, l’abbé Boudet publia son premier livre "La Vraie Langue Celtique et Le Cromleck de Rennes les Bains", ouvrage codé dans "la Langue des Oiseaux".

"La Vraie Langue Celtique"
"Le Cromleck de Rennes les Bains"
Abbé Boudet _ 1886



Croix fléchée sur la tombe de la mère et de la soeur de Boudet dans le cimetière de Rennes-les-Bains en face de la fenêtre grillagée de l'église

croix fléchée sur la tombe de la mère et de la soeur de Boudet dans le cimetière en face de la fenêtre grillagée de l'église de RLB



Centre du Monde _ Axe du Monde



Le trésor du Fort Blanc "castrum Blancafortis" (Château de Blanchefort)

En 1067, le "castrum Blancafortis" (Château de Blanchefort), construit par les Wisigoths en face du Cardou sur l'autre rive de la Sals, est cité dans la présentation d'hommage du seigneur au comte de Barcelone. Il dépendait alors de l'abbaye de Jaffus. Une querelle de territoire l'oppose à celle d'Alet. En 1119, le castrum apparaît dans le bulle du pape Calixte II et le "castrum Blancafortis" appartient à l'abbaye d'Alet. (prendre le chemin direction la Cabanasse, Château de Blanchefort. A l'embranchement la Cabanasse,Château de Blanchefort, un aller retour (1h45) en direction Château de Blanchefort permet d'atteindre le pod.)

Au sommet, le paysage alentour est déjà une récompense. Proche du but, on aperçoit quelques pans de mur de l'ancien parement. Pas de brèche dans la roche, il faut gravir l'obstacle par une cheminée naturelle. Sur le terrassement, vous y rencontrerez successivement des soubassements de murs, les fondations d'une tour carrée, mais surtout les parties intactes d'une citerne, au fond de laquelle on distingue encore une vasque. Ce fortin ou castrum semble avoir subsisté jusqu'au moment de la guerre contre les Albigeois.

Auguste de Labouisse-Rochefort, dans Voyage à Rennes-les-Bains, A. Desauges, Paris, 1832, p.469, écrit : "Tout près de nous étaient les débris de cette forteresse de Blanchefort, où le diable garde depuis longtemps un immense trésor. Les gens du pays croient qu’il se compose positivement, de dix-neuf millions et demi, en or, sans trop savoir pourtant si ce sont des moutons d’or, des vaches d’or, des jetons d’or ou des Louis d’or... "

Voyage à Rennes-les-Bains (Auguste de Labouïsse-Rochefort 1832)
sauter à la page 423 puis 460 et surtout 469 puis 472 puis 481



Louis Fédié, précise dans Le Comté de Razès et le diocèse d’Alet, Carcassonne, 1880 que "Le puits principal qui donnait accès dans les mines était creusé au pied des murailles de Blanchefort. […] Les populations du moyen-âge croyaient que les métaux précieux extraits de cette mine provenaient non d’un gisement incrusté dans le sol, mais d’un dépôt d’or et d’argent en lingots enfoui dans les caves de la forteresse par ses premiers maîtres, les rois Wisigoths."

Les seules grottes connues aux alentours de RLB sont sur le Cardou et coté Roc-Négre (mines d'or et de cuivre). Le Cardou est truffé de galeries et de salles intermédiaires dont certaines sont énormes. Une très grande salle avec des sièges sculptés dans le rocher existerait dans le Cardou entre Serres et la Maurette.



Le secret du Roc Noir

Le trésor du Prieuré n'est pas celui de RLC comme on le pense généralement mais le secret des deux mines romaines (or et cuivre) du Roc Noir (Roco Negro) dont toutefois la quantité très faible du minerai ne peut être exploitable.

De 1780 à 1782 le frère DUBOSC fait creuser une cheminée pour rejoindre les anciens souterrains de l'antique sanctuaire celte dit le TEMPLE ROND situé à 28 m au-dessous du niveau du sol. Un superbe dallage de mosaïque de forme carrée recouvre le centre du sol. Certains personnages dont Jean Cocteau venaient s'abreuver de cette immense énergie que dégage le Temple Rond.

Le TEMPLE ROND serait-il le trophée de Pompée, dans lequel sera plus tard édifié le tombeau du grand Romain, qui n'est autre que l'empereur Constant ?

NOSTRADAMUS II,17

Le champ du temple de la vierge vestale,
Non esloigné d´Ethene & monts Pyrenees :
Le grand conduict est cache dans la male,
North getez fleuves et vignes mastinées.

"Cet Ami, comment vous le présenter ? Son nom demeura un mystère, mais son nombre est celui d'un sceau célèbre. Comment vous le décrire ? Peut-être comme le nautonier de l'arche impérissable, impassible comme une colonne sur son roc blanc, scrutant vers le midi, au-delà du roc noir. (LE SERPENT ROUGE)

Le Serpent Rouge





Situons au sud de Rennes-les-Bains : le confluent de la Blanque et de la Sals, la fontaine ferrugineuse du Cercle, la source de la Madeleine (Gode), le fauteuil du diable dit "fauteuil d'Isis". , les roches tremblantes, le Serbaïrou ...

Localisation du socle de la croix dans la forêt entre La Pique et RLB



Fauteuil du Diable
Coordonnées GPS 42 N 54.730 02 E 19.000 Altitude 375 mètres

Roche Tremblante
Coordonnées GPS 42 N 54.603 02 E 18.883 Altitude 458 mètres

Le Sairbaïrou est truffé de galeries, d’anciennes mines, de nappes d’eau, et de cavités. Une galerie que l’on appelle « La Mine » (de jaïs) tout près de la source de la Madeleine est des plus intérressantes. Après une quarantaine de mètres à sec, la galerie est innondée jusqu’à hauteur du genou sur toute sa longueur. Cette mine s’enfonce profondément à l’intérieur du Serbaïrou. Deux galeries partent du Goundhill. Il existe une galerie dans la vallée de la Valdieu, creusée par l’homme.

A proximité de Rennes est le village de Sougraigne, l’antique Sogravia, qui appartenait aux moines de Saint-Polycarpe. La Salz, ou rivière salée, prend sa source au dessus de Sougraigne."
(LE COMTE DE RAZES et le DIOCESE D’ALET Notices historiques par LOUIS FEDIE 1912 - complété par les notices correspondantes du Dictionnaire Topographique du Département de l’Aude de l’abbé SABARTHES)

LE COMTE DE RAZES et le DIOCESE D’ALET Notices historiques par LOUIS FEDIE 1912





Fontaine du Cercle

Le docteur J. Gourdon (Rennes-les-Bains -1874) nous dit « le principal inconvénient de cette source est de s’échapper d’un point relativement élevé, au milieu de roches brisées, d’un difficile accès et vers le quel ne peut atteindre la généralité des malades. Pour remédier à cette difficulté, on a conduit l’eau au moyen de tuyaux au bas du rocher, à une petite construction que l’on appelle la Fontaine du Cercle formée d’un mur cintrée, réunissant quelques débris de constructions antiques qui lui donnent une physionomie particulière ; l’eau s’en écoule par deux jets continus, à la disposition de tout le monde. Dans le bassin où l’eau tombe et au fond du ruisseau par où elle est entraînée, est un abondant dépôt de rouille qui suffit à indiquer la nature de cette eau ».

La Fontaine du Cercle (RLB)



Au dessus de la source ferrugineuse du Cercle, une excavation à flanc de falaise, qui a été ensuite recouverte d'une dalle de pierre pour en faire un dolmen, devait probablement être un tombeau.

c	rte postale - La Fontaine du Cercle (RLB)



« Le centre du cromleck de Rennes-les-Bains se trouve dans un lieu nommé, par les Gaulois eux-mêmes, le Cercle ». (BOUDET - LVLC p.246)

Carte "Rennes Celtique"
Abbé Boudet _ 1886



Rennes-les-Bains - Méridien de Pech Cardou





De Montferrand on peut se rendre à La Montagne des Cornes (fossiles) et au lac de Barrenc. En occitan, « barrenc » signifie puits, ravin, précipice, gouffre, aven.

Boudet dans le chapitre VIII de la VLC situe le village gaulois au lieu dit le Tribé au sud de Monferrand un peu en dessous des Artigues (le ruisseau de la Dous).

"Dans la station balnéaire de Rennes, la source thermale, dont les celtes ont le plus fait usage, est celle de la Reine ou de Rennes. En suivant la chaîne des traditions sur l'efficacité des eaux des Redones, les Romains ont estimé qu'ils devaient bâtir leurs thermes à cette sour- ce, et alors, des constructions somptueuses, dont il reste encore des vestiges, s'élevèrent dans la valée de la Sals. Bien avant la possession du pays par les Romains, les habitations gauloises n'étaient point, comme aujourd'hui, groupées tout près des sources thermales; elles étaient bâties sur la pente du terrain nommé les Artigues, - hearth (harth), foyer, - to eke (ike), perfectionner -. Le terme de tribé, - tribe (traïbe), tribu, peuplade -; désignant un terrain situé au sud de Montferrand, témoigne bien que le gros de la population habitait le vallon dans lequel coule le ruisseau de la Coume. Le ruisseau d'Alby, - hall, habitation, - by, (baï) à côté -, qui se déverse dans celui de la Coume, traversait le village gaulois. Tout près des Artigues et au dessus du Bugat, une partie du terrain porte le nom de scarrajols, - square (skouère), carré, - rash, écoulement, - hall (haûll), maison

On arrivait au village gaulois par la route tracée au pied de la montagne de Cardou et qui s'élève en pente douce jusqu'en face de la station thermale d'où elle va aboutir au centre des Artigues. Ce chemin possédait une largeur déterminée, comme nous l'apprend le nom du Col de Bazel, et les chariots pouvaient ainsi arriver jusque dans l'intérieur du village. Le mot artigue, affecté aux maisons des Celtes, existe encore dans le dia- lecte languedocien, et lorsqu'un cultivateur défriche une partie d'un bois, on dit qu'il fait un artigot, quoiqu'il ait aujourd'hui l'intention d'y établir un champ, plutôt que d'y cons- truire une maison. Au pied du village celtique des Artigues, et près du ruisseau de la Coume, on aperçoit un emplacement circulaire appelé la Salasse, - sale, marché, - axe, hache -. C'était le marché, la place publique ou se faisaient les échanges ordinaires, les ventes et les achats du commerce intérieur."