Rennes-le-Château et les Templiers de l'Aude

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Les 2 arches représentées sur la dalle des chevaliers existent dans le Chateau d'Hautpoul à Rennes-le-Château !

dalle des chevaliers



Philippe le Bel était bien informé quant à l'approximative localisation de l'un des trésors qu'il convoitait et qu'il croyait avoir été confié à la garde des Templiers.

En effet, depuis le séjour effectué, en août 1283, avec son père Philippe III le Hardi, à Brenac, chez les A Niort, Philippe savait qu'un prodigieux trésor était dissimulé aux environs de Rhedae "Rennes-le-Château".

Cependant, il en ignorait le lieu précis, son père étant mort à Perpignan sans avoir pu lui transmettre le secret qu'il tenait de Louis IX, et il était persuadé que le Temple détenait la clé de ce mystère. En cela Philippe se trompait : depuis 1188, date marquant la rupture dite "de l'orme" intervenue à Gisors entre le prieuré Notre-Dame de Sion et son bras séculier, l'ordre du Temple, celui-ci n'avait plus accès aux secrets du Razès. C'est donc en vain que le roi de France persécuta les Templiers.

Depuis le XIIIe siècle, les familles de Voisins, de Marquesave, d'Hautpoul et de Fleury détinrent, par legs successifs, le secret de l'emplacement d'une ou de plusieurs caches de trésors constitués pendant les troubles de la Révolution. L'un des trésors revenait de droit au roi (affaire des Infants de Castille, petit-fils de saint Louis).

Un autre dépôt trésoraire venait des Templiers autorisés par la Papauté d'Avignon de déposer dans le lieu sacré des 2 Rennes leur trésor accumulé depuis la fin du Royaume de Jérusalem, vers 1250, et depuis la chute de Saint Jean d'Acre, en 1290.
Les nobles ci-dessus mentionnés se considéraient comme dépositaire de leur bien depuis la disparition de l'Ordre. Ce trésor, réparti au moins en deux caches, était enterré ou emmuré au XIVe siècle sur les terres de ces familles :
- Au Bézu, au nord-est de Rennes.
- Au Val-Dieu, au sud-est du bourg, au Casteillas ou dans le ruisseau de Couleurs.

Le trésor du Temple se trouverait ainsi réparti dans 8 emplacements probablement disposés selon la géométrie sacrée des Templiers (huit pointes de la croix bifide du Temple).
Une de ces caches a déja été découverte lors des deux affaires de fausse-monnaie, en particulier par Othon d'Or (ou d'Aure) en janvier 1308, puis en 1340, par les quatre co-seigneurs de Reddis (Rennes-le-Château).

"C'est vers les années 1339 que les premières rumeurs commencèrent a se répandre en Languedoc sur la présence d'un trésor caché dans les montagnes proches de Limoux. (…) Un clerc de Rieux, Guillaume Mosset leur complice leur apprend qu'il y a près de Limoux, une montagne mystérieuse qui recouvre un trésor "infini" gardé par une fée dans une caverne enchantée. (…) En 134O, son propre neveu, Guilhem Catala, fut pris en flagrant délit par les agents de la sénéchaussée royale dans le château du Bézu, situé seulement a quelques portées de flèches de Rennes-le-Château, alors qu'en compagnie d'un autre chevalier, Pierre de Palajan de Coustaussa, il fabriquait de la fausse monnaie."

"L'Ariège, Pays de Foix, Couserans, Donnazan, Mirepoix", publié en 1914, reprenait des éléments d'un ouvrage intitulé "Moines alchimistes de l'abbaye de Boulbonne" de l'abbé J.M. Vidal.



Ce tableau "Hercule au jardin des Hespérides" évoquerait notamment la signature du fameux Traité des Pyrénnées, le 7 novembre 1659, et le trésor des Templiers dans la cité basse de RLC, détruite en 1171.

Par anamorphose, on découvre un Templier, avec un écu orné d'une croix templière. On note également la présence d'autres symboles (sceau de Salomon ...).

Templier par anamorphose



Hercule au jardin des Hespérides



Si la dalle de la marquise Marie de Nègre d'Ables ne donne que la première clé de l'énigme, la seconde clé serait gravée sur la "pierre de Coume-Sourde" découverte en 1928 dans une faille d'un rocher par Ernest Cros qui en fit un croquis. Ce rocher de la ligne de crête à la côte 532 à l'ouest du clocher de l'église de RLB était alors sur la propriété du monastère de Coume-Sourde. Une croix pattée et une flèche par-dessus marquaient l'emplacement de la cache.

La Valdieu (Vallis Dei) & la "Pierre de Coume_Sourde"



Par ailleurs, il a été découvert des signes gravés au-dessus d’un abri sous roche dans le Cardou, apparemment ces signes seraient très anciens et ressembleraient à des signes templiers.



Au début du vingtième siècle le Vatican dépêcha un enquêteur à Rennes-le-Château. Cet enquêteur s'appelait Angelo Giuseppe Roncalli, un homme simple, d'une famille de fermier italien, qui avait déjà acquis de grandes compétences sur ses connaissances sur les Templiers, dès l'âge de 18 ans.

Angelo Giuseppe Roncalli (Sotto il Monte, près de Bergame, Italie, 25 novembre 1881–Rome, 3 juin 1963), sera élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII.

Le sceau des Templiers



Implantations templières dans l'Aude

°ALET-LES-BAINS (11/Aude) 11580
Situé dans le pays du Razès, entre Limoux et Quillan sur la rive droite de l'Aude (Atax), le village d'Alet, cité thermale et médiévale, conserve les ruines d'une ancienne abbaye bénédictine. Bera Ier Comte de Barcelone et de Razès serait à l'origine de la promotion du couvent mentionné en 526 en abbaye. L'église d'Alet dédiée à la Sainte vierge et à Saint Pierre, fut originairement une abbaye de l'ordre de Saint Benoît, fondée vers l'an 813 (" Vicus electus et monasterium sanctae Mariae"). (…) "Et nous découvrîmes un document indiquant qu'elle appartint aux Templiers entre 1132 et 1180" (…), peut-on lire page 230 dans la Montagne Sacrée. En 1054 l'abbaye bénédictine est profanée par le vicomte de Béziers. Pour se protéger des ravages de ces vendettas incessantes, l'Abbé Pons Amiel fait entourer de murailles et de fossés le monastère et le bourg d'Alet (1167 - 1197). A la suite de la croisade contre les Cathares le Pape Jean XXII décide de scinder l'évêché de Carcassonne en deux et crée le nouveau diocèse d'Alet en 1308. L'abbaye est dès lors érigée en cathédrale. La plus longue rue d'Alet se nomme "Rue de la Juiverie" démontrant qu'il existait dans la cité une forte communauté juive fortement implantée. Les vitraux de l'église sont en forme d' "Etoile de David". La "maison de Nostradamus" se trouve à l'angle de la Place de la République et de la rue Malbec. En effet, les Nostredame, juifs convertis au christianisme, descendant de la tribu d'Issakhar, se sont établis à Notre-Dame-d'Alet.

°BIZE MINERVOIS (11/Aude) 11120
Bize est situé sur les bords de la Cesse dans l'est de la région viticole et oléicole du Minervois, à 3 Km au nord de la D5 qui va de Olonzac à Capestang. La première mention de Bize (Bizan) date de 911, un certain Walcharius (wisigoth romanisé ?) aurait légué la paroisse Saint-Saturnin de Bizan à l'Archevêque de Narbonne. La première étape de fortification fut sans doute la construction d'une motte seigneuriale à l'emplacement de l'église, lieu historiquement hors d'eau. La Porte St Michel datant de 1236 contrôlait l'arrivée de Narbonne et la porte Sainte Croix contrôlait la route vers Boussecos, Agel, Minerve et Saint-Pons... A Bize-Minervois, l’Auberge "Les Templiers" est située Place aux Herbes. Possédaient-ils une Maison à Bize ? Lors de la crue de 1390, le pont de bois sur la Cesse a été emporté.

°BRUCAFEL (comm. CARCASSONNE, 11/Aude) 11000
En Languedoc, les Commanderies templières fleurirent dès les débuts de l'Ordre, de même qu'en Provence et en Espagne, par suite de la proximité des Sarrasins. La Templerie de Brucafel date de 1133. Pierre de Saint-Jean devient en 1156 maître des Templiers du Carcassonnais et du Razès, commandeur de °Douzens et Brucafel.

°CAMPAGNE-SUR-AUDE (11/Aude) 11260
Campagne sur Aude : situé en Haute Vallée de l'Aude entre les 2 bourgs du canton : Quillan et Espéraza, ce village se caractérise par sa construction circulaire autour de ce qui fut la résidence des Templiers, dont il subsiste le cœur, en la présence de son église et certaines habitations. En août 1143, le Commandeur du Temple de °Douzens fit un procès à Bernard Othon de Niort, oncle de Bernard Sesmon d'Albedun, au sujet de l'appartenance de la villa de Campagne. En juillet 1147, Roger 1er de Béziers donne entre autres sa part de la villa de Campagne aux Templiers à condition qu'ils épongent sa dette de 3000 sous ugoniens à Bernard Sesmon. Les Templiers s'installent dans des bâtiments préexistants, en améliorent sans doute les défenses et y gèrent un petit établisement monastique. L'église Saint Sébastien était celle de la maison templière et la tour carrée du clocher paraît correspondre au donjon de la fortification des Templiers. Ce petit château devait donc également avoir une fonction de prieuré et les moines-chevaliers accèdaient à l'église par une porte encore visible, dite porte des Templiers, dans l'actuelle chapelle Notre-Dame. L'abbé Mazières estime qu'en 1147 la famille A. Niort céda aux Templiers un domaine à Campagne-sur-Aude, et à °Saint-Just-et-le-Bézu, le château du Bézu ("Albedun"), un poste de guet et une chapelle. Le 1er septembre 1215, Simon de Montfort donne sa part de Campagne au Temple. En 1242, Bernard Sesmon tente de récupérer le bien de son oncle en expulsant "manu militari" avec 12 cavaliers et 200 hommes les Templiers de Campagne.
Des signes cabalistiques gravés ont été découverts dans l'église et au-dehors. Mais si trésor il y a, où est-il?

°CARCASSONNE (11/Aude) 11000
En Languedoc, les Commanderies templières fleurirent dès les débuts de l'Ordre, de même qu'en Provence et en Espagne, par suite de la proximité des Sarrasins. La Templerie de Carcassonne fut fondée en 1132. Les Commanderies de °Montredon et °Brucafel jouxtaient Carcassonne.

°COUIZA (11/Aude, arr. de Limoux) 11190
Couiza est située au coeur de la Haute-vallée de l'Aude ("Atax"), dans un vallon fertile, à 16 kilomètres de Limoux et à 13 Km de Quillan. "Couzanum" en 1320, "Couizanum" en 1347, "Couissanum" en 1377, "Couissan" en 1503-1587, "Couyzan" en 1571, puis "Couiza" en 1781. Site d'un ancien oppidum romain, Couiza était rattaché à l'abbaye de Lagrasse sous Charlemagne. Village fortifié au XIIème siècle, Simon de Montfort réussit à s'en emparer lors de la croisade contre les Albigeois, ainsi que des châteaux d'Arques et de Coustaussa. Il fait don de la ville à l'un de ses lieutenants, Pierre de Voisins. Il existait une Commanderie des Templiers à Couiza.

°COUME-SOURDE (comm. de SAINT-JUST-ET-LE-BEZU, 11/Aude) 11190
A moins d'une lieue du château du Bézu (commune de °Saint-Just-et-le-Bézu), vers le nord, se trouvaient les Commanderies templières de la Coume-Sourde et de °L'Ermitage. Le Hameau de la Coume-Sourde est situé sur le plateau au pied de Rennes-Le-Château, proche de la colline de la Pique et du hameau de La Valdieu.

°DOUZENS (11/Aude, arr. Carcassonne, cant. Capendu) 11700
Le 28 novembre 1129, Pierre Bernard fit une donation à Hugues Rigault et Raymond Bernard, tous deux Chevaliers du Temple. La Templerie de Douzens naquit de la générosité de seigneurs locaux en 1133. C'étaient les Barbeira et les Canet, bientôt imités par le plus haut seigneur de la contrée, en la personne du vicomte Roger de Béziers. D'après une charte de 1142, on peut lire "Guilhaume Othonis et filiiorum ejus, Petri de Sancto Johanne atque Boneti de REDAS" A peu près à la même époque, Petri de REDAS devient Templier et en même temps devient Petri de SAINT JEAN. Il a une ascension fulgurante au sein de l'Ordre puisqu'il devient 2 ans plus tard n°2 de la Commanderie de °Douzens et en 1156 Commandeur de cette même Commanderie. En 1151, Bernard Sesmon d'Albedun donne son âme, son corps ("animae et corporis") et 1000 sous melgoriens en se faisant "donat" au Temple de Douzens. Jean de La Selve devint en 1160 commandeur du Temple de Douzens.
Pierre de Saint-Jean devient en 1156 maître des Templiers du Carcassonnais et du Razès, commandeur de °Douzens et Brucafel. La Templerie de Douzens était la Commanderie-soeur de °Saint-Jean-de-Carrière. Comme à °Montsaunès, les propriétés templières s'agrandissent par donations, gratuites ou rémunérées, échanges et achats. Elles s'accompagnent de droits. Une particularité : les Templiers cherchent à acquérir les moulins que l'on a construits sur les rives de l'Aude et dont l'exploitation est avantageuse. Le "Cartulaire des Templiers de Douzens" a été conservé et publié en 1965 par P. Gérard et E. Magnou. Par ailleurs, L. MACE a publié une étude sur : "L'utilisation des ressources hydrauliques par les Templiers de la Commanderie de Douzens (Aude)".

°ESPERAZA (11/Aude) 11260
En Languedoc, les Commanderies templières fleurirent dès les débuts de l'Ordre, de même qu'en Provence et en Espagne, par suite de la proximité des Sarrasins. Presque aussitôt après la fondation de leur Ordre, les Templiers s’installèrent dans le Razès grâce à leurs liens avec deux familles du pays, considérables et turbulentes, les Blanchefort et les A Niort. Le cartulaire des Templiers de °Douzens nous apprend qu’entre 1132 et 1137, Arnaud, Bernard et Raimond de Blanchefort font don de fiefs à °Pieusse, à °Villarzel et à Esperaza. La Templerie de Pieusse dans l’Aude date de 1139, celle de Esperaza de 1140. La famille de REDAS, par un acte du 28 février 1140, firent don à la milice du Temple de biens qu'ils possèdent aux Bernots et à Espéraza. Les signataires sont : Guilhaumi de REDAS, Petri de REDAS, P..de REDAS, Arnilli de Espérazano et frater Bonati. Le 14 février 1148, les dons de la famille de REDAS sont définitivement établis : "Donamus itaque vobis totum honorem nostrum quem habemus in villa de esperazano et in suis terminiis omnibus et in villa de vernoz et in omnibus..." Pourrait-on y voir, comme le pense G.Kiess (dans "Les Templiers en Haut-Razès") la famille d'Aniort ? D'après une charte de 1142, on peut lire "Guilhaume Othonis et filiiorum ejus, Petri de Sancto Johanne atque Boneti de REDAS" A peu près à la même époque, Petri de REDAS devient Templier et en même temps devient Petri de SAINT JEAN. (Il a une ascension fulgurante au sein de l'Ordre puisqu'il devient 2 ans plus tard n°2 de la Commanderie de °Douzens et en 1156 Commandeur de cette même Commanderie). En 1156, Bertrand de Blanchefort fut élu Grand Maître.

°FERRALS-LES-CORBIERES (comm. LEZIGNAN-CORBIERES, 11/Aude, arr. Narbonne) 11200
Au cœur du vignoble des Corbières, les Templiers possédaient la Commanderie de Ferrals-les-Corbières sur la commune de Lézignan-Corbières, autrefois Lézignan-les-Religieuses.

°L'ERMITAGE (comm. de SAINT-JUST-ET-LE-BEZU, 11/Aude) 11190
A moins d'une lieue du château du Bézu, sur la commune de °Saint-Just-et-le-Bézu, vers le nord, se trouvent les Commanderies templières de la °Coume-Sourde et de L'Ermitage. Le 17 janvier est aussi la fête de saint Antoine l'Ermite (église de Rennes-le-Château). C'était donc par Saint Antoine retrouver l'Ermitage du plateau de Rennes et le dolmen de l'Ermitage où l'on avait mis au jour les pierres gravées templières.

°LA BASTIDE (comm. de CAMPS-SUR-L'AGLY, 11/Aude, cant. de Couiza) 11190
Le hameau de La Bastide est situé sur la commune de Camps-sur-l'Agly, à 530 mètres d'altitude, dans la haute vallée de l'Aglyet tout près des sources de ce fleuve. Au nord s'étend la zone au relief confus des Corbières. Au sud, s'allonge le sillon du fenolhèdes qui relie la haute vallée de l'Aude à la plaine du Roussillon et constitue une importante voie de passage. Les Templiers sont connus pour avoir réalisé plusieurs Bastides. On peut considérer La Bastide comme une maison forte, avec des ouvertures de tir. En 1268, les deux coseigneurs de Camps : Pierre de Cucugnan, et Arnaud de Soulatgé, vendent à Raimond de Bac, Commandeur de la Milice du Temple du Mas-Deu, le pâturage ou herbage qui est dans le territoire du castrum de Camps. Les lieux-dits et les confronts énoncés dans le texte permettent de localiser ce pâturage nans le cirque au centre duquel se trouve actuellement le hameau de La Bastide. °Le Mas-Deu cherchait probablement un pâturage d'estive pour les troupeaux de ses possessions roussillonnaises, en plus de celui de °Bages. Achevée par les Hospitaliers après 1312, elle est revendue aux seigneurs de Camps en 1322. Le hameau se présente comme un ensemble de quatre rues parallèles délimitant trois îlots rectangulaires. L'îlot sud possède des murs épais; il est percé au nord de trois portes voûtées en berceau, réalisées en pierre de taille dans un grès jaune local. A son extrémité S.E. subsiste un bâtiment ruiné depuis le début du siècle, appelé la chapelle. Ce bâtiment s'ouvrait par une porte en plein cintre au nord, sur la rue principal. Les piédroits et l'arc de cette porte sont chanfreinés à l'extérieur et présentent une mouluration à l'intérieur. La base d'une fenêtre est conservée sur le S.E. Cette chapelle semble avoir été dédiée à Saint Jean. La présence de croix de Malte et le vocable Saint-Jean-de-la-chapelle, permettent de penser que les Hospitaliers ont consacré la chapelle et achevé cette Bastide

°LA NOUGAREDE (comm. de MAGRIE, 11/Aude, canton Limoux) 11300
Magrie est situé à 3 Km de Limoux, sur la D121 qui va de Limoux à Puivert. Le village est construit sur une éminence (altitude 245 mètres), dans un vallon agréable entouré de petites collines couvertes de vignes et de fruitiers. Trois ruisseaux des Gourgs (ou des Lagagnous), de Fontaine et de la Corneilla arrosent le vallon de Magrie. La première mention de Magrie dans les textes est "Magrianum" en 1036.
En 1134, la famille des comtes de Béziers et de Carcassonne, cède des terres de Magrie à l'Ordre des Templiers et à l'Ordre des Hospitaliers sans que le village ait été, dès lors, érigé en Commanderie. Le don de Magrie à l'Ordre du Temple sera effectué en 1147, le village sera alors érigé en Commanderie après l'église et le Château de Magrie. La Commanderie de La Nougarède à Magrie, dans le comté de Foix, fut construite dans le but de défendre la vallée de l’Ariège et de la protéger des Maures. Son rôle était identique à celle de °Montsaunès. La Commanderie de Magrie fera partie intégrante de celle plus importante de °Douzens. Magrie est à nouveau cité dans les textes : "Ecclésia de Magriano" en 1177, "Forcia de Macriani" en 1199, "S. Julianus de Macriano" en 1214, "Hospitale S. Johannies de Macriano" en 1259.

°LA REDORTE (11/Aude) 11700
En 220 avant J.C., Narbonne devient une importante colonie romaine. Des villas se développent à partir de fermes indigènes existantes. Plusieurs fois démolies et reconstruites, les premières "Bâtisses" existaient en tant qu'exploitations agricoles bien avant les villages. En 1099, Jérusalem est aux mains des soldats de la croix. Afin de veiller sur le tombeau du Christ et de protéger les pèlerins deux ordres militaires sont créés : les Hospitaliers et les Templiers. L'influence religieuse grandit. L'abbaye de Fontfroide est créée fin XIème. Parallèlement les Hospitaliers et les Templiers en dehors des croisades accomplissent une œuvre civilisatrice importante en défrichant et exploitant de vastes domaines. "La Bâtisse" serait à cette époque une possession templière de la commanderie de °Douzens. L'ordre des Templiers est dissout par Philippe le Bel en 1315, les biens de l'ordre sont distribués principalement aux Hospitaliers. Ceux-ci possédaient à La Redorte la maison et la chapelle des Cordeliers, chapelle démolie par le cyclone en 1887, à l'emplacement de l'ancien marché couvert, la maison subsiste. Le village se serait développé entre ces deux possessions Templière et Hospitalière : "La Bâtisse" et "Les Cordeliers".

°LAROQUE-DE-FA (11/Aude) 11330
A 3 Km à l’est de Mouthoumet se trouve le village de Laroque de Fa ("Roca de Fano", 1215). Le nom de la commune viendrait du latin "roca", rocher et de "fanum", le temple. Il faut donc supposer qu'un petit temple existait ici à l'époque gallo-romaine, peut-être même sur le rocher au centre du village. Le village de Laroque est construit sur un éperon rocheux dominant à l'est la vallée du Sou. Deux masses rocheuses émergent au centre, entre lesquelles passe l'ancien chemin de Mouthoumet à Félines. Le lieu fortifié de Laroque-de-Fa sort vraisemblablement de l'ombre en 1240, lorsque les troupes des faydits de Raimond Trencavel se replient vers le sud, après leur vaine tentative sur Carcassonne. En novembre 1240, la place était prise. Saint Louis cependant rend en 1247 à Raymonde de Laroque de Fa, soeur d'Olivier, une partie de la seigneurie. Quant à Olivier, grâce à sa bonne conduite en Terre-Sainte, il récupère sa part en 1250. Mais dorénavant Olivier a de gros besoins d'argent : il fait de nombreux legs pieux et finance des expéditions en Terre-Sainte. Aussi, en 1261, il vend aux Templiers de °Peyrens, déjà possessionnés ici, les terres de Laroque de Fa, Massac le château et le terroir de Carcassès au sud-ouest de Laroque de Fa. Voir °Salza.

°LEVRETTES (comm. NARBONNE, 11/Aude) 11100
Les Commanderies-jumelles de °Peyrens et de °Roquefort-des-Corbières dépendaient de la double Commanderie templière de °Narbonne, qui possédait une maison en ville et une autre à Levrettes qui date de 1150.

°MAS-DES-COURS (comm. FAJAC-EN-VAL, 11/Aude) 11220
En Languedoc, les commanderies templières fleurirent dès les débuts de l’ordre, de même qu’en Provence et en Espagne, par suite de la proximité des Sarrasins. La Templerie de Mas-des-Cours dans l’Aude date de 1136. Elle est située au sud-est de Carcassonne, sur la commune de Fajac-en-Val. La Commanderie est placée sous le vocable de Sainte-Marie-de-Cours, au lieu-dit "Les Cours des Templiers".

°MONTREDON (comm. CARCASSONNE, 11/Aude) 11000
La Commanderie des Templiers de Montredon est située à proximité de la route qui passe entre Gougens et Montredon au nord-est de Carcassonne.

°NARBONNE (11/Aude) 11100
En 118 avant J.C., Cneus Domitius Ahenobarbus franchit le Rhône avec ses légions. Il doit établir un axe terrestre pour permettre les communications par tous temps et établir des garnisons afin de le protéger. Il fonde le premier foyer de la colonisation à Narbonne ("Narbo Martius"), "la romaine". Il construit une route militaire qui portera son nom : Via Domitia. Le donjon Gilles Aycelin, tour forte du Palais des Archevêques, bâti au XIIIème siècle sur le reste des remparts gallo-romain garantissant jadis la sécurité du port de Narbonne. Certains auteurs, évoquant les bergers juifs de Septimanie, voient dans le nom de Narbonne une consonance hébraïque dont la signification serait "lumière de l'intelligence".
La Commanderie de Narbonne est citée comme Commanderie-sœur de °Peyrens.

°PEYRENS (comm. BIZANET, 11/Aude, canton Narbonne) 11200
Les Commanderies-jumelles de Peyrens et de °Roquefort-des-Corbières dépendaient de la double Commanderie templière de °Narbonne, qui possédait une maison en ville et une autre à °Levrettes. Les Templiers de Peyrens se sont installés à °Laroque de Fa en 1261.

°PIEUSSE (11/Aude) 11300
À l'époque Gallo-romaine, ce pittoresque village était connu sous le nom de "Castrum-Puncianum". C'était déjà une place stratégique chargée de défendre la Haute Vallée de l'Aude, par suite de la proximité des Sarrasins. Presque aussitôt après la fondation de leur Ordre, les Templiers s’installèrent dans le Razès grâce à leurs liens avec deux familles du pays, considérables et turbulentes, les Blanchefort et les A Niort. Le cartulaire des Templiers de °Douzens nous apprend qu’entre 1132 et 1137, Arnaud, Bernard et Raimond de Blanchefort font don de fiefs à °Pieusse, à °Villarzel et à Esperaza. La Templerie de Pieusse, près de Limoux, date de 1139, celle de Esperaza de 1140. En 1156, Bertrand de Blanchefort fut élu Grand Maître. Situé côté nord en contrebas du village de Pieusse sur le chemin de traverse qui relie Pieusse à Pomas, le calvaire de Pieusse est composé d’une croix protégée par un bâtiment sans mur constitué de quatre piliers réunis par une croisée d’ogives. Cette croix qui à l’origine coiffait le sommet du bâtiment, retient l’attention par le fait qu’elle est frappée de la coquille Saint Jacques; ceci semblerait signifier que ce chemin de traverse était un itinéraire qui pouvait être emprunté par les pèlerins se rendant à Compostelle.

°POMAS (11/Aude) 11250
Situé sur la rive droite de l'Aude, en léger retrait de la D118, à 10 Km de Limoux et 15 Km de Carcassonne, Pomas est un village à vocation viticole et agricole, près de Saint-Hilaire. Au VIIIème siècle de notre ère le fleuve Aude s’appelait "Atax" et Pomas s’appelait "Cerintianus". Monellus, abbé de Saint Hilaire, recevait en 828 les donations “in villa Pomatio” (dans la ville de Pomas). Le comte Oliba, fit donation en 987 à l’Abbaye de Saint Hilaire du lieu de Pomars “in pago Carcassonensi”. Guimera, conjointement avec Auruca son épouse, fit don en 1024 à l’Abbaye de Saint Hilaire d’un “aleu” dans la ville que l’on appelle Pomars ("in villa quae vocatur Pomars"). En Languedoc, les commanderies templières fleurirent dès les débuts de l’Ordre, de même qu’en Provence et en Espagne, par suite de la proximité des Sarrasins. La Templerie de Pomas dans l’Aude date de 1138. Ponce de Pomars est un des témoins en 1157 à la vente du château de Coustaussa ("Coustautianum") consentie par Raimond Trencavel, proconsul de Béziers, à Pierre du Vilar. Simon de Montfort fait donation en 1212 à Philippe Goloinh “ de heretiers et figitivis apud Pomars”. Pierre de Pomas, seigneur albigeois, seconde Trencavel, vicomte de Carcassonne, qui assiégeait en 1240 la Cité occupée par les troupes du Roi. Plus tard, il est gracié par le Roi moyennant rançon.

°RENNES-LES-BAINS (11/Aude) 11190
Rennes-les-Bains s'est appelé "Ecclesia Sancti Nazarii de Arquis calidis" en 1162, "Valnei - Balnei" en 1307, "Rector de balneis montisferrandis" en 1347, "Regnes les Bains" en 1406, "Les Bains" en 1594, "Bains de Montferrand" en 1632, "Les Bans" en 1642, " Les Bains de Monferrand" en 1781, "Les bains" en 1807, "Rennos, les Bans de Rennos". Le château de Blanchefort ("castrum blancafort" en 1119, "castrum blancaforte" en 1162, "Blanchafort" en 1231), au nord de Rennes-les-Bains, fut probablement le siège d'une Commanderie templière. Il est situé au confluent de la Sals et du Rialsesse devant la montagne du Cardou face au hameau des Clapiés et de Cassaignes. C'est sur cette éminence que les Wisigoths ont construit cette forteresse. Au Xème siècle le site fut rebâtit et fortifié. Des remparts furent élevés en escaliers, afin de rendre la nouvelle forteresse inexpugnable. Le château de Blanchefort ("Blancafortis") tirait son nom de la couleur de la roche sur lequel il était bâti. Du château de Blanchefort dépendait l'abbaye de Jaffus dont il ne reste rien de nos jours, il fut le centre d'une agglomération d'habitants (une villaria fondée par les moines de Saint Policarpe) étalant ses maisons au sud-ouest. L'abbaye d'Alet qui exerçait des droits sur cette communauté revendiqua la possession de Blanchefort, une bulle du pape Calixte II, daté 1119 confirma en faveur de l'abbé d'Alet la possession du castrum de Blanchefort.
Bernard de Blanchefort refusa cette décision, aidé de plusieurs autres seigneurs il eut recours à une lutte armée contre l'abbé d'Alet et contre le comte Bernard Aton pour conserver son domaine. Il y réussit, et c'est à cette condition qu'il déposa les armes en 1124. Quelques années plus tard, le maître de Blanchefort offrit son village aux Templiers. Des chartes témoignent de cette donation. Sous leur impulsion il fut rebâti et renforcé. Les documents de l'époque le nomment "Village de Rena". Le seigneur de Blanchefort leur confia l'exploitation des mines du Cardou et de Blanchefort. Les Templiers firent venir de Rhénanie des ouvriers fondeur qu'ils installeront au "village de Réna", avec interdiction de fréquenter les gens du village. En fait l'or natif des filons n'intéressa pas les Templiers, ils exploitaient un antique trésor Wisigoth enfoui dans un ancien puits de mine. Les mineurs réduisaient les monnaies et les objets précieux en lingot. Tout cela est bien sur attesté par les chroniques du temps et surtout par les cartulaires du Temple. Le puits principal qui donnait dans les mines de Blanchefort était creusé au pied des murailles du château. Au XIIIème siècle le comte Roger de Blanchefort subit le même sort que la plupart des châtelains de la contrée. Son domaine fut détruit des biens confisqués au profit de Pierre de Voisins. Guillaume Catel parle d'une mine d'or près de "le Baigs de Régnes".

°ROQUEFORT-DES-CORBIERES (comm. SIGEAN, 11/Aude) 11540
Le village de Roquefort est situé au pied de l'impressionnante falaise dite de "La Roque". La première mention textuelle du lieu, sous la forme "Rocafort" , remonte à l'an 1141. C'est en 1219 qu'est évoqué le "castrum" (lieu fortifié) de Roquefort. Les Commanderies-jumelles de °Peyrens et de Roquefort-des-Corbières dépendaient de la double Commanderie templière de °Narbonne.

°SAINT-JEAN-DE-CARRIERE (comm. BARBAIRA, 11/Aude, canton Capendu) 11800
En Languedoc, les commanderies templières fleurirent dès les débuts de l’Ordre, de même qu’en Provence et en Espagne, par suite de la proximité des Sarrasins. A 10 Km de Carcassonne, la Templerie de Saint-Jean-de-Carrière, Commanderie-sœur de celle de °Douzens, date de 1153. Elle se situe au sud-est de Baibaira en direction de Pradelles-en-Val, entre la forteresse d'Alaric (château de Miramont) et la Montagne d'Alaric.

°SAINT-JUST-ET-LE-BEZU (11/Aude) 11500
A 7 Km à l’est de Quillan.
Près de Saint-Just et Le Bézu, dans les Corbières, les Templiers possédaient, sur les flancs d’un pic impressionnant, le château du Bézu, véritable forteresse comprenant plusieurs étages de souterrains, un poste de guet et une chapelle. On y accède par le sentier de randonnée GR 36. Il était situé à proximité de l’importante voie de communication reliant la via Aquitania à l’Espagne, axe qu’emprunta au Moyen-Age le fameux "camin romiu" qui, après Rennes, passait par le Carla, les Tipliès et Saint-Just. Quelques ruines témoignent de l’ancienne grandeur du château du Bézu, qui aurait été détruit, selon Dom Vaissette, par Simon de Montfort. On affirme qu’il fut construit par les Wisigoths sur l’emplacement d’un temple dédié à Belenus, mais l’état actuel des recherches ne permet pas de se prononcer. De même certains estiment qu’il fut cédé par la famille A Niort aux Templiers, en 1147, en même temps que le domaine de °Campagne-sur-Aude. Rappelons qu’à cette époque l’Ordre du Temple exploitait encore les mines (d’or) du Roc-Nègre. L’abbé M.R. Mazières a décrit "La venue et le séjour des Templiers du Roussillon à la fin du XIIIème siècle et au début du XIVème siècle dans la vallée du Bézu (Aude)". A 823 mètres d’altitude, le château du Bézu, appelé aussi "Albezu", "Albezus" ou "Albedun", dresse ses ruines parmi lesquelles on peut encore distinguer une grande enceinte polygonale et le donjon. Il est cité pour la première fois en 1067 sous le nom "Albedunum". Le château du Bézu a fait couler beaucoup d’encore car il a été présenté comme une commanderie templière par l’abbé Mazières, qui consacra un livre à cette hypothèse controversée.

Il aurait été transformé vers 1290 par des Templiers venus du Mas-Deu, commanderie catalane, suite à une donation de Pierre de Voisins, seigneur de Rennes-le-Château. Jean Markale, dans son livre "Rennes-le-Château et l’énigme de l’or maudit" (édition Pygmalion, 1989), indique que les Templiers du Bézu n’auraient pas été arrêtés le 13 Octobre 1307, à la différence de tous les Templiers du royaume de France. Ils auraient alors été sous l’autorité du comte de Barcelone. La carte I.G.N. (série bleue, 1 : 25 000, Quillan, 2347 ouest) indique bien le château comme étant le château des Templiers. Selon une légende, le puits situé dans les ruines de la métairie des Baruteaux abriterait la "cloche d’argent des Templiers". Elle sonne le glas chaque nuit du 12 au 13 Octobre. Une file de fantômes quitterait alors le cimetière pour se diriger vers le château. Ce sont les Templiers trépassés ; ils cherchent l’église, la petite église d’autrefois, pour y chanter l’office des défunts…

°SALZA (11/Aude) 11330
La commune de Salza est située sur un plateau isolé sur trois cotés par des pentes abruptes taillées par l'Orbieu. On y accède depuis Mouthoumet par une route de 7 Km (D82). Selon le Dr. Lemoine, Salza tirerait son nom d'un domaine gallo-romain "Celsus" + "anum", le domaine de Celsus. Salza apparaît pour la première fois dans les textes en 1260. Le Roi saint Louis projetait à cette date d'acheter le village avec quelques autres à Olivier de Termes. Il existe sur la commune de Salza le lieu-dit "Camp Templié" ou "Pra Templié". Camp signifie champ en occitan, pra ou prat voulant dire pré. A 3 Km à l’est de Mouthoumet se trouve le village de °Laroque-de-Fa ("Roca de Fano", 1215), où étaient implantés les Templiers. L'église paroissiale dédiée à Saint-Vincent, seul monument du village, est un édifice fort simple, de plan rectangulaire, voûté en berceau. Le choeur est séparé de la nef par un arc doubleau. La porte percée au sud-ouest est précédée d'un porche en bois curieusement décoré d'une étoile à cinq branches la pointe en bas.

°SERRES (11/Aude, canton Couiza) 11190
La méridienne verte passe sur le pont de Serres. L'église de Serres comporte une croix templière, dite la croix de la "Porte des Morts", incrustée sur l'un de ses murs extérieurs. Une croix Templière, identique à celle de la porte des morts de l'église de Serres se trouve sur un mur du château au sud ouest. Il existe une troisième croix Templière, identique au deux autres, plus difficile à trouver. Quel message nous délivre cette double croix à l'intérieur de l'église de Serres ? Quel est le mystère sous-jacent à cette double crucifixion ?

°VILLARZEL (comm. VILLARZEL-CABARDES, 11/Aude) 11600
Villarzel est à environ 12 Km au nord-est de Carcassonne, en quittant la D620 à Villegly. En Languedoc, les Commanderies templières fleurirent dès les débuts de l'Ordre, de même qu'en Provence et en Espagne, par suite de la proximité des Sarrasins. Presque aussitôt après la fondation de leur Ordre, les Templiers s’installèrent dans le Razès grâce à leurs liens avec deux familles du pays, considérables et turbulentes, les Blanchefort et les A Niort. Le cartulaire des Templiers de °Douzens nous apprend qu’entre 1132 et 1137, Arnaud, Bernard et Raimond de Blanchefort font don de fiefs à °Pieusse, à Villarzel (Villarzel-Cabardès) et à °Esperaza. En 1156, Bertrand de Blanchefort fut élu Grand Maître.



Il y a une reconnaissance du culte de Marie-Madeleine et de Saint-Jean-Baptiste à l'époque des Templiers.

Beaucoup d'églises consacrées à Madeleine en France sont construites sur des sites celtiques saints avec une source. La source est un symbole très puissant de la Déesse Mère.

11 chapelles templières sont placées sous le vocable de Madeleine. :
  • Dernier vestige de la Commanderie-baillie de la Madeleine du Temple au sud de Clisson fondée vers 1150 par les Templiers, la chapelle Sainte-Madeleine dite "chapelle des Templiers" qui, comme la plupart des églises templières, est démunie de décorations. Elle est établie solidement pour avoir en 1213 son Précepteur particulier.
  • Au XIIème siècle, les lettres de Louis VII mentionnent dans les possessions de l'abbaye de Cusset, la terre d'Espet, où subsiste toujours la chapelle Sainte-Madeleine. Au plafond était suspendu un serpent qui avait terrorisé la région et qu'avait tué l'un des Templiers du Mont-Peyroux dans la vallée du Sichon.
  • Dijon avait rang de baylie. Le précepteur du Temple de Dijon était Petrus de Chappes en 1275. Les Templiers auraient aussi possédé des terres sur le finage du bourg de Semarey, près de Commarin : en 1302, un échange de terres aurait été opéré entre le duc Robert et le Temple de la Madeleine de Dijon.
  • À deux pas de Til-Châtel, au sud de la commune, sur la route de Dijon à Langres, s’élève encore une ancienne ferme templière dite "de Fontenotte". Après la disparition de l’ordre du Temple, la chapelle aurait été secondée par une autre bâtisse dédiée à sainte Marie-Madeleine et édifiée par l’ordre de Malte.
  • La petite ville de Hédé (Hazhoù en breton) est située à 24 kilomètres au nord de Rennes, à l'intersection des routes allant à Saint Malo et à Dol. A moins de deux kilomètres au nord, à la place de la forêt de Hédé, presque entièrement disparue, la Madeleine avec sa chapelle et deux cents mètres plus loin, le pont de l'Hôtellerie ; à Combourg, une autre Madeleine, enfin sur la route de Saint-Malo, au bourg de Tinténiac, un hôpital également dédié à sainte Madeleine.
  • La "Commanderie de Resson" (ou de La Saulsotte) était implantée au lieu-dit Resson sur la commune de la Saulsotte. Au rang des propriétés des chevaliers du Temple, figurent le château des Templiers et la chapelle Sainte-Madeleine du XIIème siècle.
  • Vers 1140, les Templiers ont des biens dans la châtellenie de Penne, entre Vaour et Bruniquel. Plusieurs d'entre eux résident alors dans la paroisse de Sainte Marie-Madeleine des Albis (où fût découvert la grotte de la Madeleine des Albis en 1952), sur la rive droite de l'Aveyron.
  • A Provins, les Templiers possédaient deux Commanderies : celle de Val-de-Provins, située hors les murs comme son nom l’indique, et celle de La Madeleine, dans la ville-haute, près de la porte de Jouy au nord-ouest de la ville. La Maison de La Madeleine, située rue de Jouy, a conservé sa tourelle d'angle du XIIIème siècle, surnommée le "tourillon des Templiers". Un souterrain reliait la Maison de la Madeleine avec l'hôpital du Saint-Esprit, rue de Jouy, ou tout au moins avec le puits Salé, qui en est voisin.
  • L’ancienne Commanderie des Templiers a été entièrement reconstruite par les Hospitaliers mais l’église Sainte-Marie-Madeleine et la "ferme de la Commanderie" sont construites à l’emplacement du Temple de Sennevières.
  • A Soulomès dans le Lot, l'église Ste Marie-Madeleine fut cédée en 1280 par l'abbaye de Marcillac aux Hospitaliers qui y établirent leur commanderie. Le bénitier est sculpté d'une croix pattée datant de l'époque du Temple.
  • A Villefranche-sur-Cher (41) un bac permettait de franchir le Cher. Sur la carte de Cassini, elle est mentionnée "La Commanderie ou l'Hopital" entourée de plusieurs lieux-dits tels que "La Grange-au-Rouge", "Croix Rouge", "Les Granges Rouges". Elle se trouve implantée au sud de Romorantin sur la Route de Toulouse. L'église placée sous le vocable de Sainte-Marie-Madeleine date de la seconde moitié XIIème siècle.


Soulomès et son Église Sainte Marie Madeleine