L'ermitage Saint-Antoine de Galamus

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Comme serti dans la falaise qui surplombe les méandres de l'Agly (la rivière de l'aigle), cet ermitage cache une grotte-chapelle.
Les grottes naturelles de Galamus, "montagne sainte", devinrent, dès le VIIème siècle, un refuge pour les ermites qui y construisirent leurs modestes cellules, vécurent dans la prière et l'abstinence et y moururent.
Ils y sont présents jusque vers 1925, construisant progressivement les bâtiments, avec la cloche du campanile dite "cloche aux vœux".
La route sinueuse et très étroite par endroits qui permet d'accéder à différents parkings dans les gorges de Galamus soit de Saint-Paul-de-Fenouillet (*) soit de Cubières-sur-Cinoble est à circulation alternée (prudence).

Vue imprenable sur l'ermitage de Galamus et les gorges de l'Agly



Les premiers écrits sur l'ermitage datent du XVème siècle. De 1482 à 1560, il est occupé par les Franciscains. Puis en 1791, devenu bien national, il est vendu aux enchères publiques. Ce n'est qu'en 1843 qu'il retrouve la tradition franciscaine avec l'arrivée du Père Joseph Chiron appelé "Père Marie".

L'ermitage de Galamus, une grotte-chapelle





La grotte abrite une sculpture de Saint-Antoine, réalisée dans des troncs de platane par un artiste Saint-Paulais. Représentation surprenante car le saint possède les traits de l'ermite de Galamus, le Père Joseph Chiron appelé "Père Marie". L’ermite de Galamus demandera de se rendre sur la fin de sa vie à N-D du Cros à Caunes-Minervois où il rendît l'âme en odeur de sainteté le 28 décembre 1852. Une partie de sa dépouille (son avant-bras) est toujours ensevelie sous le porche d'entrée tandis que son corps sera inhumé à Privas.

Scupture de Saint-Antoine aux traits de l'ermite Joseph Chiron


On retrouverait également son visage caractéristique sur l'énigmatique station XIV du chemin de croix de l'église de RLC.

Le secret de Béranger Saunière



Trois lieux sacrés forment un triangle rectangle basé sur le nombre d’or : Rocamadour, la Sainte Baume et l’ermitage de Galamus. En effet, la mesure de la distance entre Rocamadour et Galamus (le petit côté) est de 230 kilomètres. Celle de Rocamadour à la Sainte Baume (la diagonale) est de 372 kilomètres. Le rapport est de 1,618, autrement dit le nombre d’or !



A l'intérieur de la grotte-chapelle se détache ce carré Sator aux 4 "Tau", symbole de Saint-Antoine. Une tête de Christ surmonte l'ensemble.

Au milieu de ce carré, sur la ligne verticale et la ligne horizontale, le mot TENET forme une croix. Ce mot latin se traduit par "il tient". Certains voient dans la signification de ce mot et dans sa phrase centrale l’indication que "la croix tient le monde".

Le Jugement Dernier



Les 5 mots du carré Sator ont servi à nommer les bergers de la nativité en Cappadoce (Cheval de Dieu) du IXème au XIème siècle.

Le carré SATOR à l'intérieur de la grotte-chapelle



Cette partie des cavités de Galamus devait avoir une extension considérable sous la forme d’une galerie dont l’accès comblé est aujourd’hui introuvable. Sans doute à la suite de cette tragédie le père Albouys, constatant l’effondrement près du départ de cette faille cylindrique, fait obstruer définitivement cette ‘gueule infernale’. De nombreux genévriers de Phénicie agés de plus de cinq cent ans s'accrochent aux rochers. L'Agly creuse au nord les gorges de Galamus et au sud le Fossé de la Fou. La "lueur" (?) est ici à plus de 8m de haut.

En 1597, deux hommes, Albert Fonçay Map et Marie-Bernard Brauge, décident de descendre par une ouverture, dans une extension de la grotte Marie Madeleine (celle dans laquelle on trouve aujourd’hui les statues de bois), extension aujourd’hui comblée.
Un seul ressortit, Albert Fonçay Map, mais fou et délirant. Ses propos sont incohérents, il meurt peu après, terrorisé par on ne sait quoi…

Cette ouverture dans l'ermitage de Galamus, par laquelle ces deux hommes ont pénétré sous Terre, est appelée la "gueule infernale", ce serait, selon certains, une entrée vers le monde souterrain de l’Agartha.

L’ermitage de Galamus est une véritable église fortifiée dans laquelle cohabitèrent un temps moines et militaires, pour défendre quoi ?

L'ermitage Saint-Antoine de Galamus serait-il une porte cosmique ?
Beaucoup pensent que ce lieu serait habité par des êtres étranges. Surveillé 24h/24h par des caméras vidéo, alors qu’il n’y a pas d’objets de valeur, le site intrigue. Il existerait des photos de fantômes, ou autres phénomènes lumineux étranges, prises justement par ces caméras de surveillance, la nuit.
Des scènes du film "La Neuvième Porte" de Roman POLANSKI en 1998 y furent tournées.



(*) Le nom chrétien de Saint-Paul-de-Fenouillet provient du nom du prieuré de bénédictins qui s'installèrent sur le village dès le IXe siècle. Saint-Paul de Fenouillet était au VIIe siècle une "villa" appelé "Mone daria". A cette époque déjà des religieux avaient élus domicile dans une grotte des abords du futur village, lançant une sorte de tradition d'ermitage. C'est là le point de départ de l'ermitage de Galamus. Dans le courant du siècle suivant un prieuré de bénédictins fut fondé et porta le nom de Saint Paul de Valolas, ce monastère jouissait des mêmes privilèges que l'abbaye d'Alet. Ce fut l'ancienne chanoinie et résidence de l'évêque d'Alet Nicolas Pavillon.