Alaric et la Septimanie wisigothique

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Le sac de Rome en 410

24/08/410 : Les Wisigoths (qui ont adopté l'arianisme), conduits par Alaric, prennent et pillent Rome durant trois jours. Alaric capture Galla Placida fille de l'Empereur Theodose. (Galla est une chrétienne réputée pour sa piété personnelle).

Les Wisigoths quittèrent Rome, chargés d'un butin considérable et s'avancèrent jusqu'en Calabre car il semble qu'Alaric ait eu des projets de descente en Sicile. A vingt-huit ans, la mort l'enleva et Alaric ne connut donc jamais cette montagne du Languedoc, qui porte son nom.

Selon St Ambroise de Milan dont les écrits sont au Vatican, les Wisigoths auraient ramené dans le Razés, via Toulouse, le légendaire trésor du roi Salomon.

412 ou 413 : Le roi Athaulf, beau-frère d'Alaric et son successeur, entre en Gaule et prend Narbonne. Athaulf avait épousé une première fois Galla Placidia à Forlì en Émilie, selon le rite germanique. Le 1er janvier 414, il l'épouse à nouveau selon le rite romain à Narbonne. Lors de ce mariage Athaulf, vêtu en romain, offre à sa femme 50 jeunes serviteurs portant chacun deux plateaux pleins d'une partie du butin de Rome quatre ans plus tôt.

Le Trésor est à nouveau transporté, à Toulouse, qui devient la capitale, plus exactement dans le « Château Narbonnais » où il est entreposé, château qui contrôlait l’entrée sud de la ville la célèbre porte Narbonnaise qui lui donna son nom.

Juste avant la bataille de Vouillé (en 507), Alaric (II) avait dit à sa femme, restée sur Toulouse, que si la bataille tournait en sa défaveur (ce qui fut le cas), de déménager le palais (et son trésor) à Barcelone.

Le sac de Rome en 410



Les racines AZA, AZE, AUZE sont wisigothiques puisque les AZES étaient les dieux des Wisigoths. Les villages de l'Aude tels que CouiZA, VerAZA, EspérAZA, sAUZils, MontAZEls et les lieux-dits comme fontAZEtte, lAUZi ... évoquent leur passage.

La terminaison en -ens indique également dans l'Aude des occupations wisigothes datant de la fin du V° siècle. Clarens, Jauvens, Maurens désignent d'anciens domaines wisigoths.

Les chars wisigoths, attelés de buffles, sont équipés de 4 roues pleines et très basses leur permettant d’emprunter tous les chemins. Ce sont de véritables maisons roulantes. Dans tous les cas, les Wisigoths ont séjourné sur le plateau de Rennes le Château avec une importante population et pendant de longues années.

Le pilastre wisigothique de Rennes-le-Château

côté du pilastre wisigothique





L'architecture religieuse des Wisigoths

À l'époque, on ne disait pas Wisigoths, mais Goths. Ce sont les historiens qui ont voulu différencier les Goths de l'Est (Ostrogoths) de ceux de l'Ouest (Wisigoths).
Les Wisigoths ont adopté l'arianisme, une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Les Wisigoths sont restés fidèles à l'arianisme jusqu'en 589.

Certains éléments caractéristiques de leur architecture sont :

Préférentiellement de plan basilical ou de croix grecque, et parfois une conjonction des deux dispositions. Espaces très compartimentés.
Abside rectangulaire à l'extérieur, de chaque côté pouvait exister une enceinte destinée à la sacristie (prótesis y diakonikón). La chapelle était séparée du reste de l’église au moyen d'un jubé.
Arc en fer à cheval généralement sans clef de voûte, de travées verticales dans la partie haute, élévation de 1/3, les premiers vousseaux sont de plans horizontaux.
Utilisation des colonnes et piliers comme supports. Chapiteaux corinthiens invertis très simples ou tronconiques, avec des cimaises lourdes qui ancrent dans les parois.
Les murs sont formés par de grands blocs prismatiques assemblés à sec, occasionnellement en alternant avec une brique à la manière romaine.
Décoration des frises avec des motifs floraux ou animaliers comme des oiseaux picorant des raisins.
Petits porches en façade où latéraux.



Royauté wisigothique d'Aquitaine

Chronologie de 410 à 507

410 : Les Wisigoths conduits par Alaric prennent et pillent Rome durant trois jours. Décès à la fin de l'année d'Alaric près de Cosenza en Calabre, alors qu'il espérait s'embarquer pour la Sicile et atteindre l'Afrique romaine. Inhumé avec de nombreuses richesses dans le lit du Busento, qui coule à Cosenza (légende du Trésor d'Alaric).
412 : Les Wisigoths et leur nouveau roi Athaulf, beau-frère d'Alaric, entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409
416 : Les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d'autres Barbares.
418 : Les Wisigoths y exterminent la tribu vandale des Silings et tuent leur roi Frédébal, les Alains, battent et repoussent les « Suèves » en Galice, et les vandales Asdings. Les Wisigoths obtiennent de Rome des terres en Aquitaine et le statut officiel de fédéré.
429 : Aetius, vainqueur des Wisigoths et des Francs est nommé commandant des armées de l'empire d'Occident.
451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule, mais est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes), par les Romains, aidés entre-autres par les Francs et les Wisigoths du vieux roi Théodoric Ier, qui trouve la mort au combat.
455 : Début du règne d'Avitus, empereur romain d'Occident, porté au pouvoir par les Wisigoths (fin en 456).
456 : Le puissant roi suève Réchiaire Ier est défait et tué par les Wisigoths qui commencent à avoir la haute main sur l'Espagne.
468 : Victoire des Wisigoths sur les Suèves en Lusitanie (Portugal actuel) qui devient partie intégrante de l'"Empire wisigothique".
475 : Les Wisigoths contrôlent maintenant le Sud-Ouest de la Gaule et la plus grande partie de l'Espagne, hormis le royaume suève de Galice. L'empereur Julius Nepos accorde à Euric, grand roi des Wisigoths et fervent arien, la concession légale des terres qu'il a conquit.
476 : Euric achève la conquête du reste du Sud de la Gaule jusqu'à la frontière italienne, y implante son pouvoir et son autorité sur la péninsule ibérique est officiel après la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule par le chef barbare Odoacre.
506 : L'église des Wisigoths tient un synode et leur roi Alaric II tente un rapprochement tardif avec les catholiques. Alaric II promulgue un code de lois pour ses sujets Gallo-romains, le Bréviaire d'Alaric, inspiré du Code de Théodose.
507 : Allié à Gondebaud, le roi des Burgondes, le roi franc Clovis Ier défait les Wisigoths à Vouillé et tue Alaric II. Les Wisigoths sont repoussés vers l'Espagne.

Le royaume wisigoth





La Septimanie wisigothique

Après la conquête romaine de la Gaule méditerranéenne (122 av. J.-C.), cette région avait d'abord reçu le nom de Narbonnaise. Le nom de Septimanie fut plus largement utilisé après la conquête wisigothe de 412.

Vers 210 avant notre ère, la Catalogne fut conquise par les Romains et latinisée. Au Ve siècle, les Wisigoths s’emparèrent de cette région et lui donnèrent son nom actuel : Gotholonia (pays des Goths).

Après la défaite wisigothe de Vouillé en 507, la Septimanie resta la seule partie de la Gaule aux mains des Wisigoths, dépendante du royaume d'Espagne jusqu'à la conquête arabe de 719.

La Septimanie fut reconquise par Pépin le Bref et Charlemagne qui lui annexa administrativement une partie de la marche d'Espagne, jusqu'à l'Èbre. Elle fut partagée en 865 en deux provinces avec deux capitales Barcelone et Narbonne.

La Septimanie devint alors le marquisat de Gothie. À l'époque féodale, on parlait de « duché de Narbonne » mais ce titre, aux mains des comtes de Toulouse n'entraînait aucun pouvoir réel, le pouvoir politique étant émietté entre les différents seigneurs locaux (comtes de Mauguio, de Saint-Gilles, vicomtes de Narbonne, de Carcassonne, de Razès, de Béziers, d'Agde, de Nîmes, seigneurs de Montpellier).

Le nom de Septimanie viendrait de la présence des vétérans de la septième légion romaine qui auraient occupé la région, ou des sept villes sièges d'importants évêchés qui jalonnaient le territoire : Elne, Agde, Narbonne, Lodève, Béziers, Maguelonne et Nîmes. Avec le passage "historique" d'Elne et des actuels Roussillon, Cerdagne et Capcir sous influence catalane, la ville d'Uzès est devenue le septième évêché.

D'où venaient les Wisigoths ?





La tombe et le trésor d'Alaric II

Alarico ou Alaric II de Wisigothie naît vers 458, fils d'Euric Ier de Wisigothie et de Ragnachilde de Francie.

Alaric II est roi des Wisigoths de 484 à 507; il appartient à la dynastie royale gothique et sacrée des Balthes. Il succède à son père Euric.

En 506, Alaric II, siégeant à Toulouse, sa capitale, publie, à Aire-sur-l'Adour, un abrégé de droit romain, appelé lex romana visigothorum, plus connue sous l'appellation Bréviaire d'Alaric. C’est du Bréviaire d’Alaric que nous tenons le principe fondamental : « Nul n’est censé ignorer la loi ».

Grégoire de Tours a situé la mort d'Alaric II (507) à Vouillé (près de Poitiers), l'histoire n'a retenu que cette version.

A la lecture des textes de Procope, sa mort (il fût décapité par Clovis) se situerait autour de Carcassonne, lieu où il avait amassé ses troupes, et pris comme point d'embuscade le château de Miramont dans la montagne d'Alaric...
En fait d'après Procope, il serait mort près de chez lui à Carcassonne (c'est lui qui a fait la première enceinte et a donné le nom à la ville Arca (arche) Cassun (coffre), le coffre de l'arche).
Il avait encore l'arche d'alliance et le tabernacle du temple de Jérusalem.
Plus tard au 8éme siècle, le tabernacle a été renvoyé à Damas où il a été fondu, l'arche, elle, est enterrée avec Alaric II "circum carcassunem" d'après Procope.

L'Arche d'Alliance





Le Chroniqueur Procope nous dit qu'en 410 av JC, Alaric 1er, roi wisigoth pille Rome, meurt à Cosenza dans le sud de l'Italie et que son frère, Athaulf, lui ayant succédé décide de stopper leur conquête et ramène l'immense butin, constitué de bijoux, d'une montagne d'or et les trésors de Salomon, directement à Carcassonne. Ce butin sera déposé au coté du missorium, plat d'or de 250 kg et de la table d'émeraude sertie de perles, soutenu de 60 pieds d'or.

L'historien du Languedoc, Louis Fédié nous raconte que vers 490 av JC, sous Alaric II, les temps étaient devenu trop incertain, les francs étaient aux portes de la cité. Sachant que Carcassonne était menacée par les troupes de Clovis 1er roi des francs, que Toulouse l'une de leur deux capitales avec Tolède était déjà prise, ils devaient se dépêcher de trouver une solution pour cacher leurs trésors. La décision suivante fut prise, Tolède étant en plein centre de l'Espagne et donc trop éloignée, il ne restait que la citée de Redhae, dans le Razès.

Où se situerait le trésor des Wisigoths chassés par les Francs ? Du côté de Capendu, il y a des noms évocateurs: « Portes de l'argent », « Portes de l'or ». On prétend que les « barbares » ont abandonné l'Arche d'alliance en quelque souterrain du mont Bugarach et que les services secrets israéliens s'y intéressent de très près !

Le trésor royal Wisigoth fût certainement trouvé par l'abbé Bérenger Saunière. Il doit en rester une partie.

Le trésor sacré des Wisigoths sera désigné par les mots VIEUX - TRESOR - TEMPLE.